WeWork suspend son projet d’ouvrir des espaces de co-habitation en Israël
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WeWork suspend son projet d’ouvrir des espaces de co-habitation en Israël

La société de coworking devait ouvrir des résidences WeLive à Tel Aviv et Jérusalem, mais le projet a été gelé après l'introduction en bourse désastreuse et l'éviction du PDG

Un homme entre dans l'espace de co-working coopératif WeWork à Washington, DC, le 13 mars 2014. (AFP/Mandel Ngan)
Un homme entre dans l'espace de co-working coopératif WeWork à Washington, DC, le 13 mars 2014. (AFP/Mandel Ngan)

WeWork a suspendu ses projets d’ouverture d’unités d’habitation partagées à Tel Aviv et à Jérusalem en raison des retombées de l’annonce désastreuse de son introduction en bourse en août dernier.

Des sources de la compagnie ont dit aux quotidiens d’affaires Globes et Calcalist, dimanche, que le programme n’irait pas de l’avant, bien que les représentants de la compagnie d’espaces de bureaux partagés n’ait pas fait de commentaires publics.

WeLive, qui comme WeWork est une branche de We Company, gère deux programmes de vie partagée à New York et Washington, DC. WeLive offre des unités résidentielles temporaires et à long terme et aspire à créer une « expérience communautaire » dans ses projets de logement en reliant les résidents à leurs voisins par des événements et des espaces communs.

Les sites offrent des cours de fitness et d’artisanat, ainsi que des équipements de cuisine, de buanderie et de gymnastique. Un appartement dans son immeuble de Wall Street à New York coûte 3 050 $ par mois, et à Crystal City, Washington, 1 050 $, selon Globes.

En janvier 2018, le chef urbaniste de Tel Aviv a déclaré à Calcalist que WeWork prévoyait de construire un bâtiment de 17 étages près du centre Azrieli de la ville avec le soutien de la municipalité. Le processus réglementaire complexe d’approbation du projet devait prendre de deux à trois ans.

La société ne prévoit pas actuellement de fermer en partie ses 11 bureaux WeWork en Israël.

WeWork a annoncé le 30 septembre qu’il retirait son projet d’introduction en bourse, mais qu’il allait plus tard relancer une offre publique initiale.

Artie Minson et Sebastian Gunningham, co-PDG de la société, ont déclaré dans un communiqué qu’ils avaient décidé de « reporter notre introduction en bourse pour se concentrer sur notre cœur de métier, dont les fondamentaux restent solides ».

Mais ils ont indiqué qu’ils avaient toujours l’intention de faire entrer la société en bourse, en disant : « Nous avons l’intention d’exploiter WeWork en tant que société ouverte et nous avons hâte de réexaminer les marchés boursiers publics dans l’avenir. »

L’annonce a été faite six jours après un bouleversement au sommet de l’entreprise qui a mené aux nominations de Minson et de Gunningham après le départ d’Adam Neumann, cofondateur controversé.

Adam Neumann, le co-fondateur et PDG de WeWork, participe à la cérémonie de la bourse de New York au Nasdaq, à New York, le 16 janvier 2018. (AP Photo/Mark Lennihan, File)

Le charismatique Neumann a été crédité de la croissance de WeWork, fondé en 2010, en un géant immobilier avec des opérations dans 111 villes dans 29 pays.

Toutefois, l’entreprise a été confrontée à des questions sur ses perspectives de rentabilité, et Neumann a fait l’objet d’un examen minutieux en raison de présumés conflit d’intérêts entre ses biens personnels et WeWork et d’un comportement personnel non conventionnel, y compris la consommation de drogues.

Avant le remaniement de la direction, les banquiers de WeWork envisageaient une introduction en bourse beaucoup plus modeste que ce qui avait été prévu initialement. Il était évalué à l’origine à 47 milliards de dollars, mais ce chiffre a chuté à quelque 15 milliards de dollars lorsque les investisseurs ont ouvert les livres de l’entreprise et soulevé des questions sur ses activités.

Le scepticisme à l’égard du modèle d’affaires de WeWork s’était intensifié après qu’il eut retardé une première introduction en bourse prévue. Le chiffre d’affaires de l’entreprise a fortement augmenté pour atteindre 1,8 milliard de dollars en 2018. Mais ses pertes ont augmenté presque aussi rapidement, atteignant 1,6 milliard de dollars l’an dernier.

Un profil du Wall Street Journal publié plus tôt en septembre décrivait Neumann et son épouse comme des cadres excentriques qui prenaient des décisions irréfléchies. Selon le profil, Neumann a des plans pour devenir Premier ministre d’Israël et le premier trillionaire du monde.

Cet Israélien de 40 ans a grandi dans un kibboutz et aux États-Unis, et a servi comme officier dans la marine israélienne.

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