Yaalon ne siègera pas dans un gouvernement dirigé par Netanyahu
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Yaalon ne siègera pas dans un gouvernement dirigé par Netanyahu

L'ex-ministre de la Défense confirme envisager une alliance avec Benny Gantz ; Pour le chef de l'Union sioniste, "nous sommes dans un combat pour l'avenir du peuple d'Israël"

L'ancien ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon prend la parole à Haïfa le 29 décembre 2018. (Meir Vaknin/FLASH90)
L'ancien ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon prend la parole à Haïfa le 29 décembre 2018. (Meir Vaknin/FLASH90)

L’ancien ministre Likud de la Défense et chef d’état-major de Tsahal Moshe Yaalon a exclu samedi de rejoindre un gouvernement dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, alors qu’il négocie avec un ancien chef d’état-major pour constituer un bloc politique qui pourrait remettre en question la direction du parti Likud.

Yaalon est ouvertement critique à l’égard de Netanyahu depuis qu’il a démissionné en 2016 à la suite de son remplacement par Avigdor Liberman comme ministre de la Défense. Mardi, Yaalon a annoncé qu’il allait former un nouveau parti avant les élections anticipées à la Knesset en avril.

« Je ne rejoindrai pas une coalition dirigée par Benjamin Netanyahu », a déclaré M. Yaalon samedi lors d’une manifestation culturelle à Haïfa.

Il n’a cependant pas exclu de siéger dans un gouvernement avec le Likud si son ancien parti remplaçait Netanyahu.

Yaalon a également fustigé Netanyahu samedi pour avoir ostensiblement utilisé à des fins politiques la menace des tunnels d’attaque du Hezbollah sous la frontière libanaise que l’armée israélienne a localisée et détruit ces dernières semaines. La théâtralisation de la question par le Premier ministre, a dit M. Yaalon, n’était que purement « politicienne »,

Bien que des sondages récents aient indiqué que Yaalon ne parviendrait pas à franchir le seuil minimum de vote nécessaire pour entrer à la Knesset, des rapports indiquent qu’il est en pourparlers avec l’ancien chef d’état-major Benny Gantz pour créer une alliance électorale, ce qui a été très bien accueilli dans les sondages.

Yaalon a confirmé ces informations samedi.

« Nous sommes en pourparlers depuis avant l’annonce des élections afin de parvenir à un agenda commun. Ce qui est rapporté en ce moment n’est que le début », a précisé M. Yaalon.

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