Yaalon pourrait se présenter en indépendant après s’être séparé de Yesh Atid
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Yaalon pourrait se présenter en indépendant après s’être séparé de Yesh Atid

Yair Lapid a écrit sur Twitter que "j'apprécie et je respecte énormément Moshe Yaalon, et je lui souhaite donne chance" alors que les partis se multiplient avant le scrutin de mars

Les dirigeants de Kakhol lavan, Yair Lapid (à droite) et Moshe Yaalon, lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 24 juin 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
Les dirigeants de Kakhol lavan, Yair Lapid (à droite) et Moshe Yaalon, lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 24 juin 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

L’ex-ministre de la Défense, Moshe Yaalon, a décidé de se séparer de son compagnon de route politique Yair Lapid, et de son parti Yesh Atid. Il pourrait présenter sa faction Telem de manière indépendante lors du scrutin du mois de mars, ont indiqué les médias dans la journée de samedi.

Yair Lapid a confirmé que les membres appartenant à la faction Telem ne figureraient pas sur une liste conjointe, et il a écrit sur Twitter : « j’apprécie et je respecte énormément Moshe Yaalon, et je lui souhaite bonne chance ».

Des informations avaient laissé entendre, cette semaine, que Yaalon et Lapid n’étaient pas parvenus à s’accorder sur les conditions qui auraient permis de maintenir leur partenariat.

Lors du scrutin précédent, Telem et Yesh Atid s’étaient présentés dans le cadre d’une alliance avec la formation Hossen LeYisrael de Banny Gantz connue sous le nom de Kakhol lavan. L’un de ses slogans de campagne avait été « plus de droite et de gauche : Israël avant tout le reste ».

Le président du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, (au centre) avec ses collègues (depuis la droite) Yair Lapid, Moshe Yaalon et Gabi Ashkenazi au siège du parti la nuit des élections à Tel Aviv, tôt le 8 septembre 2019. (Hadas Parush/Flash90)

L’alliance avait explosé quand Gantz avait décidé d’intégrer une coalition placée sous l’autorité du Premier ministre Benjamin Netanyahu au mois de mai 2020, citant la nécessité d’éviter un quatrième scrutin consécutif en formant un gouvernement d’unité qui serait à même de prendre en charge les crises économique et sanitaire causées par la pandémie de coronavirus. Yaalon et Lapid avaient insisté sur le fait qu’il était impossible de faire confiance à Netanyahu et que ce dernier placerait toujours ses intérêts personnels – et la nécessité, pour lui, d’échapper aux poursuites judiciaires dont il fait l’objet pour corruption – avant le bien public.

La formation de Gantz avait continué sous l’appellation Kakhol lavan, tandis que Yaalon et Lapid étaient passés dans les rangs de l’opposition sous le nom de Yesh Atid-Telem.

Même si Netanyahu et Gantz avaient conclu un accord qui devait permettre à Gantz de remplacer Netanyahu au poste de Premier ministre au mois de novembre 2021, une faille dans l’accord avait entraîné l’effondrement de la coalition en raison du refus opposé par Netanyahu d’adopter un budget.

Le mois dernier, Yaalon avait expliqué qu’il se présenterait séparément aux élections et que l’ex-chef d’Etat-major Gadi Eizenkot deviendrait son numéro deux. Eizenkot aurait toutefois fait savoir à ses proches qu’il avait décidé de ne pas entrer pour l’instant en politique et qu’il ne se présenterait pas au prochain scrutin.

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon, à gauche, et le général de division Gadi Eizenkot quand Eizenkot avait appris qu’il était nommé à la tête de l’armée israélienne, le 27 novembre 2014. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministry of Defense)

A l’époque, Yaalon avait expliqué qu’en évaluant la situation et le champ politiques israéliens, il en était venu à la conclusion que sous sa forme actuelle, le camp anti-Netanyahu ne serait pas en capacité de gagner plus de 55 sièges à la Knesset. Il avait ajouté qu’il fallait donc créer une nouvelle alliance.

« Nous avons besoin d’une force qui saura s’adresser à un public qui ne réfléchit plus en termes de droite ou gauche – mais en termes d’honnête ou de malhonnête, de vérité face au mensonge, et c’est bien ce que j’ai l’intention de faire au cours de ma campagne électorale », avait-il déclaré dans un entretien datant du 4 décembre.

Yaalon rejoint une course électorale marquée par une multiplication des partis, alors que Ron Huldai, maire de Tel Aviv, Yaron Zelekha, ancien comptable-général du ministère des Finances, Ofer Shelah, ancien député Yesh Atid, Danny Yatom, ancien dirigeant de l’agence de renseignement du Mossad et Gideon Saar, ex-législateur du Likud, ont tous créé leurs factions respectives au cours des dernières semaines.

Les Israéliens se rendront aux urnes, au mois de mars, pour la quatrième fois en l’espace de deux ans.

Si un certain nombre de partis qui avaient formé des alliances se séparent actuellement, d’autres tentent de fusionner. Yamina est actuellement en pourparlers avec la faction Habayit HaYehudi – dont le seul représentant au Parlement, Rafi Peretz, avait quitté le navire pour devenir ministre des Affaires de Jérusalem, Yamina restant dans l’opposition – en vue d’une éventuelle fusion.

« Nous négocions… pour restaurer l’unité du sionisme religieux », a expliqué HaBayit HaYehudi dans un communiqué.

Mais Yamina a néanmoins perdu un autre partenaire – l’Union nationale, dirigée par Bezalel Smotrich.

Le chef du parti, Naftali Bennett, est à la tête de la formation HaYamin HaHadash au sein de Yamina. C’est un politicien relativement libéral sur les questions liées à la religion et à l’Etat et il cherche à élargir l’appel du parti au-delà des électeurs religieux, ayant fait part de son intention de devenir Premier ministre.

La faction de Smotrich est largement plus conservatrice.

Smotrich a l’intention de changer le nom de l’Union nationale, qui deviendrait le parti du Sionisme religieux. Il ne devrait pas parvenir à franchir le seuil électoral garantissant une représentation à la Knesset s’il devait se présenter sur une liste indépendante.

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