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Yaalon rejette les critiques des juges du procès Azaria

Les juges reprochent à l'ancien ministre de la Défense d'avoir interféré dans l'affaire avec ses déclarations publiques

Moshe Yaalon, ancien ministre de la Défense, pendant un discours donné à l'Institut Washington pour les études proche-orientales, le 15 septembre 2016. (Crédit : capture d'écran)
Moshe Yaalon, ancien ministre de la Défense, pendant un discours donné à l'Institut Washington pour les études proche-orientales, le 15 septembre 2016. (Crédit : capture d'écran)

Moshe Yaalon a rejeté les reproches que lui ont fait les juges de l’affaire Elor Azaria. Ils lui reprochent d’avoir interféré dans le procès en faisant des déclarations publiques sur la question avant que le procès ne soit terminé.

Yaalon, qui était ministre de la Défense au moment de l’incident, a affirmé que tous les propos qu’il a tenus ont reçu l’approbation du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Il était clair pour le Premier ministre, le chef d’état-major de l’armée et moi-même, qu’après l’enquête préliminaire, cet incident sortait de l’ordinaire », a-t-il déclaré.

Elor Azaria, jugé coupable d'homicide après avoir tué un terroriste palestinien neutralisé, avec ses parents devant le tribunal militaire de Tel Aviv, le 24 janvier 2017. (Crédit : Debbie Hill/AFP)
Elor Azaria, jugé coupable d’homicide après avoir tué un terroriste palestinien neutralisé, avec ses parents devant le tribunal militaire de Tel Aviv, le 24 janvier 2017. (Crédit : Debbie Hill/AFP)

« C’est pourquoi, dans un communiqué conjoint, nous nous sommes exprimés [sur l’affaire] quelques heures après l’incident afin d’éviter que les gens ne l’utilisent comme une preuve de meurtre rituel palestinien. »

Durant une conférence, Yaalon a félicité l’armée pour la condamnation à 18 mois de prison qui a été prononcée aujourd’hui.

Il a ajouté qu’Azaria et sa famille étaient des pions dans un jeu joué par « des groupes aux intérêts spéciaux » qui ont causé une importante polarisation de la société israélienne.

Durant son discours, Yaalon a ajouté qu’il a « été obligé » de s’exprimer sur Azaria quand il a « entendu le député [Avigdor] Liberman et le député [Oren] Hazan attaquer le tribunal militaire, avec [l’activiste de droite Bentzi] Gopstein, [Baruch] Marzel et [Moshe] Feiglin. »

Il a assuré que tous ses propos venaient défendre l’armée.

« Si le ministre de la Défense ne protège pas le chef d’état-major, qui le fera ? » a-t-il demandé rhétoriquement.

Yaalon, ancien chef d’état-major et membre de l’unité d’élite Sayeret Matkal s’est moqué des « héros de Big Brother, de Facebook et de Twitter » qui « essayent de lui donner des leçons sur la lutte anti-terroriste », en faisant référence à Sharon Gal, ancien député et actuel participant à l’émission de téléréalité Big Brother, qui était au premier rang pour défendre Azaria.

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