Yahadout HaTorah lance sa campagne et songe à boycotter Liberman
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Yahadout HaTorah lance sa campagne et songe à boycotter Liberman

Le député du parti Moshe Gafni est favorable au rejet d'Yisrael Beytenu s'il passait le seuil d'éligibilité ; Litzman prévient : "Nous nous en souviendrons. On nous a extorqués"

Les membres du parti Yahadout HaTorah Yaakov Litzman (à gauche) et Moshe Gafni lors d'une conférence de presse à Bnei Brak, le 30 mai 2019. (Crédit : Flash90)
Les membres du parti Yahadout HaTorah Yaakov Litzman (à gauche) et Moshe Gafni lors d'une conférence de presse à Bnei Brak, le 30 mai 2019. (Crédit : Flash90)

Un député ultra-orthodoxe expéimenté a déclaré jeudi qu’au vu de l’attitude d’Avigdor Liberman qui a mené à l’échec de la formation d’une coalition, il recommandera que son parti ne siège pas au gouvernement avec ce dernier après les prochaines élections.

« Je recommanderai à mes collègues de ne pas siéger avec lui, » a ainsi assuré le membre du parti Yahadout HaTorah Moshe Gafni à la Radio de l’armée.

Le sujet était au programme de la rencontre sonnant le lancement de la campagne électorale du parti ultra-orthodoxe.

La Knesset a en effet voté sa dissolution mercredi soir et convoqué un nouveau scrutin le 17 septembre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’étant pas parvenu à un compromis entre Yisrael Beytenu et les différentes formations ultra-orthodoxes.

Liberman exigeait que l’accord de coalition comprenne l’adoption obligatoire de la version d’une loi, telle quelle, régulant l’enrôlement des ultra-orthodoxes dans l’armée, laquelle avait été adoptée l’année dernière en première lecture. Les factions ultra-orthodoxes s’y étaient opposés et veulent l’assouplir. Benjamin Netanyahu avait besoin d’Yisrael Beytenu et des partis haredim siégeant à la Knesset pour former un gouvernement majoritaire.

Jeudi après-midi, les dirigeants de Yahadout HaTorah se sont réunis à Bnei Brak, avec Moshe Gafni accusant Liberman d’attitude « dictatoriale » par son refus de débattre de la loi. Il a déclaré que la nation retournait aux urnes « à la suite des caprices d’un seul homme ».

Litzman a fait savoir que le parti discuterait de la position à adopter vis-à-vis du chef d’Yisrael Beytenu lors de la réunion, tout en ajoutant : « Nous nous en souviendrons… on nous a extorqués ».

D’après le site d’information Walla, jusqu’à mercredi soir les partis ultra-orthodoxes avaient accordé à Avidgor Liberman le bénéfice du doute, pensant qu’il finirait par accepter d’entrer dans la coalition.

Le leader de Yahadout HaTorah Yaakov Litzman lors d’une conférence de presse après avoir rencontré le président Reuven Rivlin, le 15 avril 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Mercredi soir, Moshe Gafni avait clamé qu’Avidgor Liberman détestait Benjamin Netanyahu et « se servait de notre communauté avec toutes sortes de fables sur la loi de conscription » comme prétexte à une « manœuvre politique » contre le Premier ministre.

Selon lui, le député russophone ne franchira pas le seuil d’éligibilité lors du scrutin de septembre : « Le public ne lui pardonnera pas ».

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