Yair Netanyahu menacé de mort par un militant de gauche ; son père porte plainte
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Yair Netanyahu menacé de mort par un militant de gauche ; son père porte plainte

Le Premier ministre a porté plainte contre l'activiste qui a appelé lors d'une manifestation au meurtre de son fils et au jet d'un cocktail Molotov sur sa résidence

Capture d'écran de la vidéo de Yair Netanyahu lors d'une interview sur Blaze TV diffusée le 11 juin 2019. (YouTube)
Capture d'écran de la vidéo de Yair Netanyahu lors d'une interview sur Blaze TV diffusée le 11 juin 2019. (YouTube)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déposé plainte mercredi auprès de la police contre un activiste de gauche qui a, lors d’une manifestation, appelé au meurtre de son fils Yair et au jet d’un cocktail Molotov sur la résidence de la rue Balfour.

« L’incitation de l’extrême-gauche a franchi des limites », a déclaré Netanyahu dans un communiqué. « Ce sont de véritables menaces contre la vie de mon fils. Elles ne doivent pas être ignorées. »

Le fils du Premier ministre Benjamin Netanyahu avait déclenché un torrent de critiques en avril, semblant souhaiter que les Israéliens de gauche meurent du coronavirus.

Conservateur de premier plan connu pour son utilisation effrontée et souvent peu orthodoxe des réseaux sociaux, il avait réagi à une manifestation organisée à Tel Aviv en avril où quelque 2 000 personnes avaient protesté contre ce qu’elles décrivaient être l’érosion de la démocratie israélienne sous la direction de Benjamin Netanyahu dans le cadre de la crise du coronavirus.

Yair Netanyahu est un grand habitué des controverses et avait déjà auparavant posté des messages pour le moins agressifs en ligne. En 2017, il a fait l’objet d’une condamnation internationale après avoir publié une caricature visant les détracteurs de ses parents – laquelle semblait adopter des poncifs antisémites.

Capture d’écran du dessin représentant George Soros et publié par Yair Netanyahu, le 8 septembre 2017. (Crédit : Facebook)

Plusieurs mois plus tard, il avait été temporairement banni de Facebook pour un certain nombre de messages, qui ont également été retirés de son compte, qui qualifiaient tous les musulmans de « terroristes » et qui demandaient instamment qu’ils quittent Israël par la force.

Il a également utilisé les réseaux sociaux pour traiter un chef de la police d’autiste et pour accuser le président de la Knesset de préparer un coup d’État. Il a été impliqué dans un certain nombre de procès pour diffamation, à la fois comme accusé et comme plaignant.

Le mois dernier, un juge lui a ordonné de payer 250 000 shekels (64 500 euros) après qu’il a omis de répondre à une plainte pour diffamation déposée contre lui par un ancien rédacteur en chef du site d’information Walla à propos d’un retweet contenant des allégations incendiaires à son encontre.

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