Yémen : Amnesty accuse les rebelles de « militariser les hôpitaux »
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Yémen : Amnesty accuse les rebelles de « militariser les hôpitaux »

Le déploiement de Houthis sur le toit d'un hôpital d'Hodeida "rempli de civils blessés qui n'ont nulle part où aller" est une violation de "la loi humanitaire internationale"

Des patients atteints d'insuffisance hépatique sont sous dialyse à l'hôpital d'Hodeida, le 27 septembre 2018. (Crédit : AP/Hani Mohammed)
Des patients atteints d'insuffisance hépatique sont sous dialyse à l'hôpital d'Hodeida, le 27 septembre 2018. (Crédit : AP/Hani Mohammed)

Amnesty International a accusé jeudi les rebelles yéménites de recourir « délibérément à la militarisation des hôpitaux » et de poser des mines dans la grande ville portuaire de Hodeida où des combats les opposent à une coalition progouvernementale sous commandement saoudien.

Amnesty a également reproché à cette coalition, dont les piliers sont l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, d’avoir tué au moins 32 civils dans une série de raids aériens entre le 13 et le 24 octobre dans la province de Hodeida (ouest).

Dans son communiqué, l’organisation a cependant mis l’accent sur ce qu’elle a qualifié de « développement extrêmement inquiétant »: le déploiement de rebelles Houthis sur le toit d’un hôpital dans le quartier du 22-Mai à Hodeida même.

« La présence de combattants Houthis (…) viole la loi humanitaire internationale », alors que « l’hôpital est rempli de civils blessés qui n’ont nulle part où aller », a déclaré Samah Hadid, directrice des campagnes d’Amnesty International pour le Moyen-Orient.

Par ailleurs, a ajouté l’organisation, les combats actuels ont bloqué pour les civils les possibilités de s’échapper vers le sud de Hodeida et les forces rebelles « ont miné d’autres voies vers l’extérieur, épargnant seulement la route vers le nord ».

Les civils de Hodeida « paieront un prix terrible » sauf si les parties en conflit « agissent immédiatement pour les protéger des combats », a averti Amnesty. Les belligérants « risquent de commettre des crimes de guerre » s’ils ne font pas de la protection des civils « une priorité ».

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