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Yémen : Ankara propose à Ryad d’œuvrer au dialogue entre factions belligérantes

Recep Tayyip Erdogan a indiqué à MBS qu'il surveille le Yémen, mais aussi la Somalie, soulignant que la préservation de l'intégrité territoriale de ces 2 pays est vitale pour la stabilité régional

Illustration : Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à droite, et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors d’une cérémonie d’accueil à Ankara, en Turquie, le 22 juin 2022. (Crédit : Burhan Ozbilici/AP)
Illustration : Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à droite, et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors d’une cérémonie d’accueil à Ankara, en Turquie, le 22 juin 2022. (Crédit : Burhan Ozbilici/AP)

La Turquie est prête à faciliter le dialogue entre les factions belligérantes au Yémen, a déclaré dimanche le président turc Recep Tayyip Erdogan au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane – ou MBS -, lors d’un entretien téléphonique, a indiqué le cabinet présidentiel turc.

Le Yémen est ravagé par la guerre depuis que le groupe terroriste chiite des Houthis soutenu par la République islamique d’Iran s’est emparé en 2014 de la capitale Sanaa, puis de larges pans du pays.

Le conflit s’est internationalisé un an plus tard, lorsque l’Arabie saoudite a pris la tête d’une coalition internationale pour soutenir le gouvernement yéménite face aux Houthis.

Des rivalités internes au sein du camp anti-Houthi ont déclenché un nouveau conflit en 2018, opposant les séparatistes du sud du Yémen, regroupés au sein d’un puissant Conseil de transition du sud (STC), aux forces du gouvernement, respectivement soutenus par les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, qui étaient autrefois réunis au sein de la même coalition.

Selon son cabinet, le président Erdogan a dit au prince ben Salmane que la Turquie était « prête à contribuer aux efforts visant à rapprocher les parties ».

Cet entretien téléphonique a eu lieu au lendemain de l’appel du ministère saoudien des Affaires étrangères aux séparatistes du sud du Yémen, les invitant à participer à un « dialogue » à Ryad.

Erdogan a ajouté qu’Ankara surveillait attentivement la situation au Yémen, mais aussi en Somalie, soulignant que la préservation de l’intégrité territoriale de ces deux pays était vitale pour la stabilité régionale.

La Turquie est alliée aux autorités de Mogadiscio, et fin décembre, Erdogan a jugé « illégitime et inacceptable » la reconnaissance par Israël du Somaliland, une république autoproclamée indépendante de fait depuis 1991, mais non reconnue au niveau international, et que la Somalie considère comme faisant partie de son territoire.

Ancienne colonie britannique, le Somaliland a fusionné avec la Somalie italienne pour former la Somalie en 1960. Il s’est autoproclamé indépendant en 1991, à la suite de l’effondrement de l’État somalien, ravagée par la guerre civile.

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