Yémen : le chef des rebelles Houthis vante l’Iran et le Hezbollah
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Yémen : le chef des rebelles Houthis vante l’Iran et le Hezbollah

Téhéran et le groupe terroriste libanais nient depuis trois ans soutenir Abdel Malek al-Houthi

Abdel Malek Al-houthi (Crédit : RuneAgerhus/Creative Commons Atribuição-CompartilhaIgual 4.0 Internacional/Wikimedia commons)
Abdel Malek Al-houthi (Crédit : RuneAgerhus/Creative Commons Atribuição-CompartilhaIgual 4.0 Internacional/Wikimedia commons)

Le chef des rebelles au Yémen a loué vendredi l’Iran et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, qui le soutiennent dans le conflit destructeur opposant ses combattants aux forces pro-gouvernementales depuis plus de trois ans.

Dans un discours retransmis par la chaîne de télévision des rebelles Al-Massirah, Abdel Malek al-Houthi a vanté « la gloire et la dignité de l’Iran » et remercié le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, pour sa « solidarité avec le peuple du Yémen ».

Les rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite (une branche du chiisme), sont soutenus par l’Iran qui conteste toutefois leur fournir un appui militaire.

L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, piliers de la coalition sunnite qui intervient depuis 2015 au Yémen pour aider les forces progouvernementales, assurent au contraire que Téhéran fournit des armes aux rebelles, notamment des missiles, par voie maritime notamment via le port de Hodeida (ouest). La coalition impose un blocus aérien et maritime au Yémen.

Ryad affirme également que le Hezbollah a envoyé des combattants au Yémen auprès des Houthis, ce que le puissant mouvement terroriste armé libanais dément.

« Les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et les Emirats savent que les allégations selon lesquelles des roquettes arrivent au Yémen depuis l’Iran par le port de Hodeida sont complètement fausses », a affirmé vendredi Abdelmalek al-Houthi, qui n’apparaît jamais en public.

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Les Houthis contrôlent principalement le nord du pays, dont la capitale Sanaa. Les loyalistes tiennent le sud et le gouvernement reconnu par la communauté internationale a fait d’Aden (sud) la capitale provisoire du pays.

Le conflit est actuellement centré autour de l’importante ville portuaire de Hodeida (ouest), par laquelle transite l’essentiel de l’aide humanitaire internationale et que les forces progouvernementales appuyées par les Emiratis tentent de reprendre aux Houthis.

Une pause dans les combats est en cours pour faciliter une tentative de médiation récemment entamée par l’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Martin Griffiths.

Dans son discours, Abdelmalek al-Houthi a indiqué avoir accepté que les Nations unies jouent « un rôle de soutien logistique et technique » à Hodeida mais a accusé la coalition d’avoir refusé cette proposition.

Un porte-parole de la coalition n’a pas répondu à une sollicitation de l’AFP à ce sujet.

Depuis mars 2015, date du début de l’intervention de la coalition menée par Ryad, le conflit au Yémen a fait près de 10 000 morts et provoqué « la pire crise humanitaire au monde » selon l’ONU.

Les forces pro-gouvernementales yéménites soutenues par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite contre les rebelles Houthis dans la région de l’aéroport d’Hodeida, le 18 juin 2018. (Crédit : AFP/NABIL HASSAN)
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