Yom HaZikaron : Rassemblement à l’endroit où Itzik Saidyan s’est immolé
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Yom HaZikaron : Rassemblement à l’endroit où Itzik Saidyan s’est immolé

Le vétéran de l'armée israélienne, qui souffre d'un syndrome de stress post-traumatique, est encore hospitalisé dans un état grave deux jours après son geste désespéré

Des personnes regroupées à l'endroit où le vétéran de l'armée israélienne Itzik Saidyan s'est immolé restent immobile pendant l'activation des sirènes de Yom HaZikaron, le 14 avril 2021. (Capture d'écran : Vidéo)
Des personnes regroupées à l'endroit où le vétéran de l'armée israélienne Itzik Saidyan s'est immolé restent immobile pendant l'activation des sirènes de Yom HaZikaron, le 14 avril 2021. (Capture d'écran : Vidéo)

Environ cent personnes se sont rassemblées, mercredi dans la matinée, sur le site où un vétéran de l’armée israélienne, qui souffrait d’un syndrome de stress post-traumatique, s’est immolé lundi. Ils y sont restés, immobiles, pendant que la sirène de Yom HaZikaron a résonné.

Les participants à ce regroupement, qui se tenaient devant les bureaux du Département de rééducation du ministère de la Défense, a Petah Tikva, portaient des panneaux, l’un disant notamment : « Nous sommes tous Itzik Saidyan. »

Saidyan est toujours dans un état critique deux jours après s’être immolé.

L’Association des vétérans de Tsahal a expliqué que Saidyan avait été frustré par le traitement qui lui avait été réservé par les autorités. Il avait réclamé une reconnaissance de handicap à hauteur de 50 % – un handicap induit par son son syndrome de stress post-traumatique. Ce que le ministère de la Défense lui avait refusé, disant qu’au moins une partie de son état résultait d’un traumatisme infantile et ne pouvait être imputable à son service militaire. Il ne l’avait finalement reconnu handicapé qu’à 25 %.

Une organisatrice de l’événement a confié qu’elle avait été dans l’incapacité de cesser de penser à ce qu’avait vécu Saidyan. « J’ai compris qu’il fallait que je fasse quelque chose. Je ne pouvais pas continuer à faire comme si rien ne s’était passé », a déclaré Eliana Barbal.

« C’est Yom HaZikaron, ce jour où nous nous recueillons en mémoire des soldats tombés au combat et il est intolérable que nous fassions l’impasse sur ceux qui sont encore là, qui ont besoin d’aide, et qui se heurtent à l’indifférence ».

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