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Yomtob Kalfon appelle à l’allègement de la fermeture des frontières

Une réunion sur le sujet a eu lieu à la commission des Lois, en présence de représentants de la commission des dérogations et de fonctionnaires de différents ministères

Yomtob Kalfon. (Crédit : Yomtob Kalfon / Facebook)
Yomtob Kalfon. (Crédit : Yomtob Kalfon / Facebook)

Alors que le ministre de la Santé Nitzan Horowitz a déclaré dimanche soir qu’Israël lèverait normalement prochainement de nombreuses restrictions sur le trafic aérien à destination et en provenance du pays, imposées pour ralentir l’arrivée de la souche Omicron de la COVID-19, le député francophone Yomtob Kalfon appelle à l’allègement de la fermeture des frontières.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux ce lundi après-midi, il a annoncé la tenue d’une réunion sur le sujet à la commission des Lois de la Knesset, en présence de représentants de la Commission des dérogations et de fonctionnaires des différents ministères.

« J’y ai évoqué le sentiment général qu’il y a un manque de considération et d’humanité flagrant concernant les cas rejetés par la Commission des dérogations, car ne correspondant pas aux critères établis. À la suite de la dernière réunion, nous avons réussi, grâce à la ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked, à réduire de 90 à 30 jours l’obligation de quitter Israël pour les Israéliens travaillant à l’étranger mais cela n’est pas suffisant et la détresse de nombreuses familles est énorme », a-t-il écrit. « Les Juifs de diaspora et les familles des Olim ne sont pas des touristes ou des étrangers. Ils doivent impérativement être autorisés à entrer en Israël. C’est le Foyer national du peuple juif ! »

Il réclame ainsi cinq mesures :

« 1. D’ouvrir totalement les frontières aux Juifs de diaspora ou au moins rétablir le critère des parents de 1er degré pour entrer en Israël.

2. De vérifier (au regard de cas que j’ai reçu) que la commission respecte et applique les critères fixés concernant les cas humanitaires (proches atteints de maladie grave, etc.) et de réduire les délais de réponses dans ces cas-là pour éviter les drames de personnes ne pouvant être avec leur proche dans les derniers moments. Nous avons aussi demandé la mise en place d’une « ligne rouge » téléphonique pour ces cas urgents.

3. Le droit de rentrer et sortir librement d’Israël pour les personnes travaillant de manière fixe à l’étranger et dont la famille est installée en Israël (sans la condition des 30 jours).

4. La possibilité pour les membres de la famille, y compris les grands-parents, d’assister aux événements familiaux tels les mariages, naissances, Bar Mitsvot, etc, dans les deux sens.

5. D’annuler la règle de 14 jours empêchant de redéposer une demande de dérogation lorsqu’elle est rejetée. »

Il a annoncé que la commission à la Knesset doit recevoir prochainement un compte-rendu de la Commission des dérogations au sujet des différentes demandes d’allégements demandées, ainsi que des éclaircissements sur l’efficacité de travail de la Commission des dérogations.

« Les Juifs de diaspora et les familles des Olim ne sont pas des touristes ou des étrangers. Ils doivent impérativement…

Posted by ‎יום-טוב כלפון‎ on Monday, December 27, 2021

Dimanche, un groupe d’experts conseillant le gouvernement avait appelé à supprimer la liste des pays vers lesquels les Israéliens sont interdits de voyage. Les experts ont déclaré que dans deux semaines, les infections Omicron dépasseraient les cas Delta dans la plupart des pays du monde, ce qui rendrait obsolète la liste des pays dits « rouges » où les taux d’infection sont élevés.

Fin novembre, Israël a fermé ses frontières aux ressortissants étrangers pour tenter de juguler le variant, et a depuis étendu sa liste de pays « rouges ». Près de 70 pays ont déjà été jugés à haut risque par Israël, dont la France, les États-Unis, la Turquie et la plupart des pays d’Europe et d’Afrique.

Le ministère de la Santé a déclaré samedi que la grande majorité des cas d’infections confirmées par Omicron en Israël avaient été détectées chez des voyageurs revenant de l’étranger. Il est interdit aux citoyens israéliens de se rendre dans les pays à haut risque, sauf s’ils obtiennent une autorisation spéciale d’une commission de dérogations controversée.

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz dirige une réunion de faction du parti Meretz à la Knesset, le 13 décembre 2021. (Crédit : Yonatan SindelFlash90)

Dans son interview de dimanche, Horowitz a également déclaré que le ministère de la Santé et le gouvernement discutaient de la possibilité d’annuler l’actuelle quarantaine obligatoire pour les personnes vaccinées qui entrent en contact avec un patient confirmé atteint d’Omicron.

Kan et la Douzième chaîne ont tous deux cité des experts de la santé qui estiment que si les règles actuelles en la matière restent en vigueur, des centaines de milliers d’Israéliens seront isolés en quelques semaines, ce qui équivaut à un « confinement de facto ».

Dimanche, quelque 85 000 Israéliens étaient en quarantaine, dont le Premier ministre Naftali Bennett. Les chaînes de télévision ont cité des experts affirmant que ce chiffre doublera probablement d’ici une semaine, et que dans deux ou trois semaines, il pourrait atteindre 600 000 à 800 000 personnes.

Bien que les premières études suggèrent qu’Omicron ne produise pas de symptômes aussi graves que le variant Delta, moins transmissible, les experts israéliens estiment qu’en raison de la vitesse à laquelle le virus se propage dans le pays, le nombre de cas risque de peser sur les hôpitaux.

Les autorités se préparent à un scénario possible dans lequel 50 % de la main-d’œuvre du pays serait bientôt en quarantaine, craignant des pénuries de biens et de services vitaux.

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