Bien avant de faire la une de la presse israélienne, Shlomit Fishman avait compris que sa fille avait quelque chose de spécial.

Maya était alors âgée de seulement un an. Elle a commencé à parler bien avant la plupart des enfants de son âge et pouvait se targuer d’une mémoire et d’une perception spatiale phénoménale.

A 14 ans, avec ses dispositions hors normes, Maya passe avec succès les examens psychométriques, tests qui permettent en Israël de sélectionner les étudiants souhaitant effectuer des études universitaires.

A 15 ans, elle intègre une section qui lui permet de terminer ses études secondaires de façon accélérée, trois ans avant tout le monde.

Elle valide alors l’équivalent israélien du baccalauréat avec une moyenne de 100 sur 100 que ce soit en mathématiques, en physique, en chimie ou en anglais. En parallèle à ses études, Maya remporte un concours organisé par l’Université de Bar-Ilan consistant à produire un travail de recherche en matière biblique.

« Devenir médecin est pour Maya l’accomplissement d’un rêve qu’elle avait depuis de nombreuses années »

Alors que tous ses amis avaient encore trois années de lycée à terminer, Maya était déjà reçue à l’école de médecine de l’Université hébraïque de Jérusalem – à l’age de 16 ans.

Quand elle aaura 22 ans, elle deviendra le plus jeune médecin dans l’histoire de l’Etat d’Israël. Sa mère a expliqué à Ynet que « devenir médecin est pour Maya l’accomplissement d’un rêve qu’elle avait depuis de nombreuses années ».

Mais tandis que Maya poursuivait ses études, elle et sa mère avaient du mal à payer leurs factures. Shlomit a été au chômage pendant une longue période après avoir été licenciée de l’emploi qu’elle occupait à l’aéroport Ben Gourion.

Ce n’est que récemment qu’elle a commencé à travailler de nouveau, mais pour la rémunération très modeste de 2 200 shekels [460€] par mois. Maya et sa mère ont donc toujours été contraintes d’économiser jusqu’au moindre shekel ce qui explique pourquoi cette jeune étudiante en médecine se rend a l’Université en auto-stop.

« Maya représente tout ce que je n’ai pas pu réaliser dans ma vie et je suis très heureuse de la voir vivre ses rêves » confie fièrement sa mère.