Deux responsables de l’Autorité palestinienne (AP) ont récemment affirmé que la loi islamique interdit aux Juifs de prier au mont du Temple du mur Occidental. Ils ajoutent que le Mur fait partie intégrante du complexe de la mosquée Al-Aqsa.

« Allah a décrété que la sainte mosquée Al-Aqsa est islamique et appartient aux musulmans uniquement, » avait indiqué Tayseer Al-Tamimi, l’ancien juge en chef de la cour religieuse de l’AP, le mois dernier.

L’interview a récemment été traduite par l’ONG d’observation des médias palestiniens, Palestinian Media Watch.

« Cela fait partie des croyances religieuses d’un milliard et demi de musulmans, et les Juifs n’y ont pas droit… ni le droit d’y prier, où quoi que ce soit. La mosquée Al-Aqsa inclut toutes les cours… et plus particulièrement son mur Occidental, » a indiqué Al-Tamimi.

Le ministre des Affaires religieuses de l’AP, Mahmoud Al-Habbash, a également affirmé le mois dernier que les infidèles devraient être interdits de prier au complexe de la mosquée Al-Aqsa qui inclut, selon lui, le mur Occidental.

« La mosquée Al-Aqsa restera, par le décret divin, une mosquée musulmane, ne sera partagée avec quiconque, ne sera pas rendue, et seuls les musulmans y prieront, » a-t-il déclaré.

Lors d’une interview à la chaîne de télévision de l’AP en décembre de l’année dernière, Al-Habbash avait décrété que le mur Occidental est « une partie authentique de la mosquée Al-Aqsa uniquement. »

Al-Habbash avait ajouté que « la liberté de culte est garantie à tous dans notre Jérusalem, » mais que « nous avons cependant des droits, des principes et des positions qui ne pourraient être changés. »

Le complexe du mont du Temple, aussi appelé mosquée Al-Aqsa, est le troisième site le plus sacré de l’islam et le site le plus sacré du judaïsme.

Selon la loi et des accords instaurés par Israël après 1967, les Juifs ne sont pas autorisés à prier sur le site.

En février, le député Likud Moshe Feiglin avait initié un débat sans précédent à la Knesset pour étudier le droit des non-musulmans d’accès et de prières au complexe sacré. Trente députés, de droite comme de gauche, avaient souhaité exprimer leur opinion sur le sujet controversé.

Une résurgence d’intérêt pour la prière au mont du Temple a outré les Palestiniens et d’autres musulmans à travers le monde. Israël a été accusé de vouloir « judaïser » le site, que les Palestiniens veulent inclure dans leur futur État.

Lazar Berman a contribué à cet article.