Israël a annoncé mercredi qu’il réduirait encore la somme versée annuellement aux Nations unies, en représailles après l’adoption d’une résolution de l’UNESCO sur Jérusalem mardi.

Au lendemain de l’adoption de cette résolution, qui réfute la souveraineté d’Israël sur toute Jérusalem, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé qu’Israël réduirait d’un million de dollars la somme versée aux Nations unies, ce qui porte le total des coupes à neuf millions de dollars depuis décembre 2016.

« Le harcèlement systématique a un prix », a déclaré Netanyahu au début de la réunion hebdomadaire du cabinet, en faisant référence à la résolution de l’UNESCO, qui décrit Israël comme la « puissance occupante » à Jérusalem, et critique le gouvernement pour ses projets archéologiques dans la capitale et à Hébron. Le texte fustige également le blocus maritime de la bande de Gaza.

« Suite à la résolution, j’ai ordonné au directeur général du ministère des Affaires étrangères, Yuval Rotem, de déduire un million de dollars du financement qu’Israël transfère aux Nations unies. Israël ne restera pas les bras croisés pendant que l’organisation appelle à la négation de notre souveraineté sur Jérusalem », a-t-il dit.

C’est la troisième fois en moins d’un an qu’Israël réagit à des résolutions des Nations unies jugées partiales en réduisant ses versements à l’institution internationale.

L’Assemblée générale exige que les 193 états membres paient un pourcentage du budget des Nations unies, sur la base de leur PIB. Selon le secrétariat de l’organisation, Israël devrait payer 11,7 millions de dollars cette année, soit 0,43 % du budget.

Dans le cadre de l’article 19 de la Charte des Nations unies, tout pays qui serait en retard de ses paiements d’un montant qui égale ou excède les contributions dues pour les deux années précédentes peut perdre son droit de vote à l’Assemblée générale.

Après trois séries de coupes, Israël ne paiera que 2,7 millions de dollars. Les responsables israéliens ont cependant indiqué qu’il n’y avait pas de raison de s’inquiéter qu’Israël perde son droit de vote.

« Nous n’en sommes pas encore là, pas du tout », a indiqué un responsable resté anonyme.