WASHINGTON – Le président américain Barack Obama a constaté une amélioration du comportement iranien dans les pourparlers nucléaires en cours, mais a affirmé qu’une extension d’un an des sanctions est toujours nécessaire.

Obama a reconduit mercredi le statut d’urgence nationale pour l’Iran, qui perpétue pour une année les sanctions existantes sur le régime.

Ces reconductions sont une routine depuis 1995, lorsque le président Bill Clinton avait imposé pour la première fois des sanctions liées au nucléaire. Mais Obama a évoqué des progrès réalisés dans les pourparlers entre l’Iran et les grandes puissances.

« C’est la première fois en une décennie que l’Iran a accepté de prendre, et a pris des mesures spécifiques, qui empêchent l’avancement et qui font reculer les éléments clés de son programme nucléaire », a-t-il déclaré, ajoutant que les Etats-Unis participent à l’allègement temporaire de certaines sanctions dans le cadre de l’accord régissant les pourparlers.

« Néanmoins, certaines actions et politiques du gouvernement iranien sont contraires aux intérêts des Etats-Unis dans la région et continuent de représenter une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis. Pour ces raisons, j’ai décidé qu’il était nécessaire de poursuivre l’urgence nationale déclarée à l’égard de l’Iran et de maintenir des sanctions globales. »

La date limite pour un accord-cadre est le 31 mars et pour un accord final le 1er juillet.

Obama pourrait suspendre certaines sanctions si un accord était signé, mais aurait besoin de l’accord du Congrès pour abroger définitivement les sanctions.