Les Palestiniens ne peuvent réaliser leurs aspirations nationales via une demande unilatérale d’adhésion à des instances internationales, a déclaré mardi le chef de l’opposition israélienne, Isaac Herzog.

Le chef du parti Travailliste s’exprimait lors d’une conférence à Jérusalem intitulée « Israël, les États-Unis et le Moyen Orient : Nouvelles Visions », organisée conjointement par Molad, un centre de recherche israélien de gauche et le Center for American Progress, un groupe de réflexion progressiste basé à Washington.

Il a évoqué la possibilité d’une action unilatérale palestinienne si Israël refuse d’accepter les conditions posées par Abbas pour prolonger les négociations au-delà du mois d’avril.

« Le [chef de l’AP Mahmoud] Abbas doit comprendre qu’il n’y a aucune place pour l’unilatéralité », a déclaré Herzog à son auditoire. « Il n’a aucune alternative dans une assemblée onusienne. Il n’apportera aucun réconfort à son peuple. »

Selon Herzog, la seule option viable pour le moment reste « la pression sur les deux parties pour négocier ».

Herzog a réaffirmé son engagement à soutenir le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans sa tentative de prolonger les pourparlers de paix avec les Palestiniens.

Il précise qu’il est à la tête d’un « bloc pacifiste » de 59 députés à la Knesset, favorable à la poursuite des négociations.

« Il existe une majorité claire et sans équivoque [à la Knesset] favorable à la paix », a-t-il assuré.

Et selon Herzog, l’Initiative de paix arabe, présentée dans un premier temps par l’Arabie saoudite en 2002 et approuvée par la Ligue arabe en 2007, devrait constituer la base de travail pour les futures négociations futures.

« Nous avons besoin de la Ligue arabe en tant que partenaire pour progresser », souligne-t-il.

Concernant les questions de sécurité à la frontière israélienne, sur le plateau du Golan, Herzog considère que la sécurité n’est pas le thème exclusif de la droite israélienne.

Evoquant brièvement la situation en Syrie, Herzog a déclaré que le pays doit choisir entre la peste et le choléra.

Il a également rapporté la vive préoccupation exprimée par les dirigeants de l’opposition syrienne, avec lesquels il avait tissé des contacts ces dernières années, quant à l’avenir de leur pays.