La Cour suprême israélienne statuera mercredi sur les démolitions punitives de maisons d’auteurs présumés d’attentats à Jérusalem-Est, a indiqué lundi une ONG à l’AFP.

L’association israélienne Hamoked, qui a déposé des recours devant la Cour suprême contre cette mesure controversée, a dit à l’AFP n’être « pas du tout optimiste ».

Les autorités israéliennes ont détruit le 19 novembre la maison de la famille du terroriste Abdelrahmane Shaludi, abattu par la police après avoir jeté sa voiture contre un arrêt de tramway de Jérusalem, tuant un bébé de 3 mois et une jeune femme de 22 ans, et ont ordonné la destruction de cinq autres maisons.

La Cour suprême statuera mercredi sur ces cinq démolitions et sur la mesure elle-même, qui n’était plus appliquée depuis cinq ans dans la ville, mais toujours en cours en Cisjordanie.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a relancé ces démolitions et un de ses proches a proposé un projet de loi les rendant automatiques pour tout auteur d’attentat.

L’Etat hébreu avait abandonné cette mesure après que l’armée l’avait jugée contre-productive.

Pour Dalia Kerstein, qui dirige Hamoked, la Cour suprême pourrait valider ces démolitions « car il semble que le public israélien veuille une revanche et que les autorités entendent faire la preuve de leur force » après plusieurs attentats sanglants à Jérusalem, entrée début juillet dans un engrenage de violences et de représailles.

Ces démolitions, un héritage de la législation d’urgence du mandat britannique en Palestine (1920-1948), sont fermement dénoncées par les Palestiniens qui les qualifient de « punitions collectives » visant les proches des terroristes.

Dans le cas des cinq maisons visées, tous les terroristes ont été abattus par les forces de l’ordre.