Depuis 2014, la Semaine contre l’apartheid israélien (Israeli Apartheid Week-IAW) donnait rendez-vous aux contempteurs d’Israël sur le campus de l’université du Mirail à Toulouse.

Mais cette année, le président de l’université Jean-Jaurés, où la manifestation devait avoir lieu cette année, a refusé d’accorder son autorisation pour l’utilisation de l’amphithéâtre prévu pour la manifestation. L’Union des étudiants toulousains a signalé pour sa part qu’elle maintenait la manifestation en dépit de l’interdiction.

L’IAW est un mouvement qui organise des événements similaires dans une cinquantaine de pays et qui a pour but, rappelle la Dépêche, citant le site de l’IAW, de « sensibiliser l’opinion sur le système d’apartheid d’Israël contre le peuple palestinien ».

Le but de ces événements est aussi de « renforcer l’adhésion au mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) ».

Selon le site, ce genre d’événements se tient dans 225 villes à travers le monde.

Il prévoit de célébrer cette année les 100 ans de la résistance palestinienne « depuis l’acceptation de la Déclaration Balfour ».

L’ambassadrice d’Israël en France, Aliza Bin-Noun a écrit aux maires de neuf villes à travers la France leur demandant d’annuler les manifestations organisées par le mouvement pro-palestinien de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères.

Bin-Noun a déclaré que les événements sont susceptibles de causer des troubles à l’ordre public, inciter à la haine et à la violence contre Israël et la communauté juive, tout en rappelant l’aspect illégal des appels au boycott.