Aliza Bin-Noun demande aux villes françaises d’interdire la semaine contre l’apartheid israélien
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Aliza Bin-Noun demande aux villes françaises d’interdire la semaine contre l’apartheid israélien

L'envoyée israélienne affirme que les événements sont contraires à la loi française et provoquera l'incitation à la haine

L'ambassadeur d'Israël en France, Aliza Bin-Noun, en2015 (Crédit : CC BY-SA EREZ LICHTFELD, Wikimedia Commons)
L'ambassadeur d'Israël en France, Aliza Bin-Noun, en2015 (Crédit : CC BY-SA EREZ LICHTFELD, Wikimedia Commons)

L’ambassadrice d’Israël en France a appelé les villes à interdire les événements liés à la Semaine contre l’apartheid israélien, qui devrait commencer lundi.

Aliza Bin-Noun a écrit aux maires de neuf villes à travers la France leur demandant d’annuler les manifestations organisées par le mouvement pro-palestinien de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères.

Bin-Noun a déclaré que les événements sont susceptibles de causer des troubles à l’ordre public, inciter à la haine et à la violence contre Israël et la communauté juive.

Elle a également rappelé dans sa missive que le boycott était interdit par la loi française.

L’existence de cette lettre a été signalée pour la première fois par la radio israélienne.

Les événements organisés pour la semaine contre l’apartheid israélien sont prévus à Paris, Rennes, Toulouse, Montpellier, Lyon, Saint-Étienne, Lille, Marseille et Grenoble et rentrent dans le cadre d’une initiative mondiale dans plus de 200 villes et universités.

Les critiques affirment que l’objectif de cette semaine est de déligitimer l’Etat d’Israël.

Selon son site Internet français, les événements en France marqueront les 100 ans de la « colonisation » par Israël et les 100 ans de lutte populaire pour la justice des Palestiniens. La date de départ pour compter les 100 ans est la Déclaration Balfour de 1917.

Beaucoup des événements anti-Israël prévus en Grande-Bretagne à la fin du mois de février ont été annulés car ils violaient la définition du gouvernement de l’antisémitisme.

En décembre, le gouvernement britannique a adopté une définition relativement large de l’antisémitisme (pour justement pouvoir mieux le combattre), qui comprend le refus au peuple juif à son droit à l’auto-détermination, en affirmant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est une tentative raciste ou en faisant des comparaisons entre l’Israël moderne et les nazis.

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