La découverte de plusieurs gisements de gaz sous-marins au large des côtes israéliennes a entraîné une hausse significative de la demande en énergie solaire dans le pays.

Mais cette semaine, c’est une avancée dans l’énergie solaire qui retient l’attention.

En effet, une centrale solaire située dans le kibbutz Ketura, détenue conjointement par Siemens AG et le pionnier de l’énergie solaire Arava Power, est devenue le premier pôle de production autonettoyant d’énergie solaire dans le monde.

Chaque nuit, le parc d’une superficie de 20 acres [environ 80 km2] est nettoyé par cent robots de fabrication israélienne, qui brossent et nettoient des centaines de panneaux solaires, en générant 9 millions de kilowatt-heures (kWh) d’électricité par an.

Une véritable percée technique, selon Eran Meller, directeur général de Ecoppia, l’entreprise à l’origine de la construction du robot nettoyant. Cette avancée pourrait encourager l’utilisation d’énergie solaire.

L’énergie solaire ne constitue qu’une part minime des quelque 60 milliards de kWh d’électricité utilisés chaque année par Israël.

Mais le gouvernement a bien l’intention de modifier la donne et de montrer l’exemple.

Plus tôt cette année, la Knesset a annoncé la mise en œuvre d’un nouveau projet qui fera du parlement israélien l’endroit « le plus vert au monde », selon le ministère de l’Eau et de l’Energie.

Le projet prévoit l’installation de 4 500 mètres carrés de panneaux photovoltaïques sur le toit de la Knesset, qui généreront toute l’électricité nécessaire au fonctionnement du bâtiment.

Selon le ministre de l’Eau et de l’Energie, Silvan Shalom, « ce projet d’une Knesset verte sera une source de fierté pour Israël et inspirera d’autres pays ».

L’absence de propreté s’est avérée être l’un des principaux obstacles à une adoption plus large de l’énergie solaire.

La plupart des parcs solaires se trouvent dans les déserts, à l’instar du kibbutz Ketura situé dans le sud du désert d’Arava.

Avantage : le soleil y est fort, et les espaces grands ouverts. Des facteurs non négligeables à prendre en considération lors de la construction d’un parc solaire, qui compte des centaines ou des milliers de panneaux solaires.

Le désert présente quelques inconvénients, dont une énorme quantité de poussière qui se dépose sur les panneaux solaires et réduit par la même occasion l’efficacité de ces panneaux de près de 35 %, explique Meller.

Pour procéder au nettoyage, les gestionnaires du parc doivent utiliser de l’eau, une denrée très rare dans le désert. « En raison du coût du nettoyage traditionnel à l’eau, les panneaux solaires de Ketura étaient nettoyés environ neuf fois par an. »

Cap sur le robot Ecoppia

Au lieu d’utiliser de l’eau pour le nettoyage des panneaux, ces robots sont équipés de microfibres.

Et chaque robot est affecté à une rangée de panneaux photovoltaïques.

Grâce à un flux d’air contrôlé, les robots repoussent la saleté accumulée hors des panneaux.

Chaque robot peut couvrir environ 100 pieds carrés de panneau par minute, ce qui représente une économie d’eau et de temps considérable.

Le système de contrôle des robots est centralisé.

Ils peuvent aussi fonctionner en tandem (départ et arrivée au même moment) ou de manière autonome, sur la base des instructions données par le personnel de la centrale.

La solution proposée par Ecoppia reste la mieux adaptée pour répondre aux besoins du parc solaire de Ketura, selon le PDG d’Arava Power, Jon Cohen.

« Nous avons mené des recherches approfondies dans le monde entier pour trouver une solution de nettoyage qui pourrait répondre aux défis posés par des conditions météorologiques difficiles dans notre parc solaire », a déclaré Cohen.

« Seule la solution Ecoppia permet une hausse significative de la production, tout en offrant un business model très attrayant. »

Fondée en 2013, Ecoppia a trouvé preneurs dans le monde entier pour son robot nettoyant.

Le seul et l’unique sur le marché, affirme fièrement l’entreprise.