Les demandeurs d’asile en Israël se confient sur les promesses brisées
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Les demandeurs d’asile en Israël se confient sur les promesses brisées

Israël va expulser des milliers de demandeurs d'asile africains dans les prochains mois et fermer le centre de détention de Holot dans le sud du pays, après l'adoption de la loi sur les infiltrés lundi

Des migrants africains participent à une manifestation contre la "loi du dépôt", qui exige d'eux de déposer 20% de leur salaire sur un fond accessible uniquement après qu'ils ont quitté le pays, à Tel Aviv, le 10 juin 2017 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Des migrants africains participent à une manifestation contre la "loi du dépôt", qui exige d'eux de déposer 20% de leur salaire sur un fond accessible uniquement après qu'ils ont quitté le pays, à Tel Aviv, le 10 juin 2017 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Depuis 2013, 4 000 migrants sont volontairement retournés en Afrique.

Après des années d’expulsion de demandeurs d’asile africains ayant signé des documents attestant de leur départ volontaire, Israël sera dorénavant en mesure d’expulser des demandeurs d’asile par la force dans des pays autres que ceux qu’ils avaient quitté dans le cadre du réseau d’amitié établi par le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec les chefs africains, en particulier le Rwanda.

Alors que le ministre de l’Intérieur prépare des expulsions massives, des migrants expulsés qui se trouvent déjà au Rwanda ont partagé leurs récits de colère, d’impuissance et les dangers qui n’ont cessé de les guetter depuis leur départ d’Israël. Un migrant africain a été subrepticement envoyé à Khartoum, au Soudan, et a été emprisonné alors qu’il lui avait été dit qu’il serait envoyé en Ouganda. Un autre s’est retrouvé au Rwanda, enfermé dans une villa pendant une semaine, puis transféré à la frontière avec l’Ouganda – où il lui a été dit de traverser clandestinement la frontière et de demander le statut de réfugié une fois dans le pays.

Presque tous ont lutté pour récupérer les papiers qui, en Ouganda, leur permettaient d’être reconnus comme réfugiés –
un processus dans lequel Israël avait promis d’apporter son aide lorsqu’ils avaient accepté avec réticence de quitter l’Etat juif.

Depuis 2013, Israël a expulsé approximativement 4 000 migrants avec leur accord ostensible – vers des pays tiers, en particulier l’Ouganda et le Rwanda, selon le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies. Jusqu’à présent, l’Ouganda et le Rwanda n’ont accepté de recevoir que les expulsés ayant signé un accord stipulant qu’ils ont quitté Israël de leur plein gré.

Mais après la rencontre de Netanyahu, au mois de novembre, avec le président rwandais Paul Kagame à Nairobi, le pays africain a convenu d’accepter les expulsions forcées. Selon des informations parues dans les médias, le Rwanda a accepté de recevoir jusqu’à 10 000 expulsés au prix de 5 000 dollars par individu.

Une porte-parole de l’Autorité chargée de l’immigration et des frontières a expliqué mardi que le ministère de l’Intérieur n’a pas encore amorcé les processus d’expulsion mais qu’il devrait le faire dans les prochaines semaines. Elle a ajouté que les migrants qui sont volontaires au départ peuvent choisir leur pays de destination parmi les états qui ont accepté de recevoir les migrants israéliens, une affirmation qui vient toutefois contredire l’expérience des migrants expulsés qui ont été interrogés par le Times of Israel.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères a refusé de répondre à nos multiples demandes de commentaires.

Le Premier ministre Netanyahu, à gauche, avec le président rwandais Paul Kagame à Nairobi, au Kenya, le 28 novembre 2017 (Crédit : Haim Tzach / GPO)

Il y a approximativement 38 000 Africains en Israël qui se considèrent comme des demandeurs d’asile, selon le ministère de l’Intérieur. Ils sont arrivés entre 2006 et 2012, et la vaste majorité d’entre eux sont soudanais ou érythréens. Un grand nombre vit dans le sud de Tel Aviv et les résidents leur ont reproché une hausse du taux de délinquance, faisant pression en faveur de leur expulsion sur le gouvernement.

Lundi, la Knesset a approuvé le plan du cabinet de fermer le centre de détention de Holot, une structure ouverte pour les migrants clandestins située dans le désert du Negev, dès le 16 mars. Lorsque Holot fermera ses portes, le pays amorcera des expulsions de masse.

« Cette suppression survient grâce à un accord international que j’ai conclu et qui nous permet de faire partir les 40 000 infiltrés restants, de leur faire quitter le pays sans leur consentement », a dit Netanyahu avant le vote.

« Il nous permet de faire fermer Holot et d’allouer une partie des fonds importants qui y sont destinés aux enquêteurs, et de faire partir encore davantage de gens », a-t-il ajouté.

L’expulsion vers un pays tiers est largement sans précédent dans le monde occidental. L’Italie et l’Australie avaient signé des accords similaires avec des pays tiers – l’Italie avec la Libye et l’Australie avec la Malaisie – mais les deux propositions avaient été rejetées par des tribunaux locaux. Dans les deux cas, les magistrats avaient estimé que ces projets de loi contrevenaient à la loi internationale et à la convention de 1951 sur les réfugiés de l’ONU – qu’Israël a également signé.

Renforcer les liens avec l’Afrique

Le mois dernier, Netanyahu s’est rendu au Kenya au cours d’une visite-éclair pour fêter l’investiture du président Uhuru Kenyatta et pour des rencontres bilatérales avec des leaders africains. Netanyahu était assis aux côtés de Kenyatta — qui, selon ses détracteurs, a remporté l’élection lors d’un scrutin truqué – et de Kagame, le président rwandais, lors d’un déjeuner organisé au palais présidentiel de Nairobi.

Revenu d’une session marathon de rendez-vous avec les chefs de 10 pays africains, Netanyahu a fait un certain nombre d’annonces sur le renforcement des liens avec le Rwanda, notamment l’ouverture d’une nouvelle ambassade et des vols directs possibles de Kigali à Tel Aviv. Autre issue des réunions : La décision prise de payer le Rwanda une somme qui, selon de nombreuses sources, atteindrait les 5 000 dollars par tête pour accepter les migrants africains venus en Israël clandestinement.

Auparavant, la stratégie gouvernementale était de conserver les migrants clandestins israéliens au centre de détention de Holot, dans le sud d’Israël, pendant une période pouvant aller jusqu’à un an, une initiative visant à convaincre les migrants de « partir volontairement » vers un pays tiers.

Des demandeurs d’asile protestent au centre de détention de Holot dans le sud du désert du Negev, en Israël, le 17 février 2014 (Crédit : Ilia Yefimovich/Getty Images)

Au mois d’août, la Haute cour a statué que le gouvernement pouvait maintenir sa pratique de « départ volontaire » vers des pays tiers, mais qu’il ne pouvait conserver les migrants dans l’enceinte de Holot pour une période dépassant les deux mois.

Afin d’encourager les demandeurs d’asile à accepter la déportation volontaire, au mois de mai, le gouvernement avait adopté une législation qui exigeait des employeurs de migrants africains qu’ils mettent 20 % du salaire de leur employé sur un fonds exclusivement accessible en cas de départ volontaire d’Israël.

Le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies a exprimé de « graves inquiétudes » face au plan d’Israël d’expulser les migrants vers le Rwanda.

« En raison du secret qui entoure cette politique et du manque de transparence concernant sa mise en oeuvre, il a été très difficile pour le HCR de suivre et de contrôler de manière systématique la situation de ces gens renvoyés dans ces pays africains », a dit le HCR dans un communiqué.

« Le HCR s’inquiète toutefois de ce que ces personnes n’aient pas trouvé la sûreté appropriée ou une solution durable à leur situation critique et qu’un grand nombre d’entre eux aient, en conséquence, tenté des déplacements dangereux en Afrique ou en Europe ».

‘Le gouvernement israélien nous a menti’

Muhtar Awdalla, un étudiant en troisième année de droit à Kampala originaire du Darfour, au Soudan, a passé quatre ans et demi en Israël à travailler dans des hôtels de la mer Morte. Il a quitté le Darfour en 2003 et a passé un certain temps en Egypte avant d’entrer clandestinement en Israël. Il a été convoqué au centre de détention de Holot en juin 2014. Deux choix lui ont été donnés : Aller à Holot ou quitter le pays. Awdalla explique que lorsqu’il a reçu sa convocation, il a décidé de ne plus se battre pour rester en Israël.

« Lorsque je suis venu pour la première fois en Israël, j’ai été détenu à la prison de Saharonim pendant huit mois et je n’ai pas encore voulu perdre du temps », explique Awdalla, qui est maintenant âgé de 29 ans. « Je voulais aller à l’université, je voulais étudier le droit ».

Awdalla explique avoir accepté l’expulsion vers l’Ouganda, où il souhaitait s’inscrire à la faculté. Il a pris le paiement de 5 300 dollars offert par le gouvernement aux « déportés volontaires » et s’est envolé depuis Tel Aviv vers la Jordanie, où il a été embarqué à bord d’un autre avion. Lorsqu’il s’est réveillé, à l’atterrissage, il a aperçu un panneau qui disait « Bienvenue à Khartoum, au Soudan ».

Un autre déporté, également du Darfour, a vécu une expérience similaire. Il lui avait été dit qu’il serait emmené en Ethiopie mais il a été contraint à continuer son voyage vers le Soudan. L’homme a refusé de monter dans l’avion pour le Soudan et a passé huit nuits à l’aéroport d’Addis Abeba avant d’être renvoyé en Israël.

« Le gouvernement israélien nous a menti », dit Awdalla.

Il a été immédiatement placé en détention après sa descente de l’avion à Khartoum, la police des frontières ayant le soupçon que ses documents de voyage – reçus du ministère de l’Intérieur – étaient des faux. La sécurité aéroportuaire a saisi le sac d’Awdalla, avec les 3 500 dollars, son ordinateur, son téléphone, découvrant des documents et autres écrits en hébreu, et il a été incarcéré dans une prison où les gardiens l’ont violemment frappé. Après avoir passé trois mois derrière les barreaux, l’un de ses frères, en Algérie, est finalement parvenu à le retrouver et a assuré les liens nécessaires pour le sortir de là et le faire venir à la frontière avec le Tchad. Awdalla s’est glissé de l’autre côté de la frontière et a retrouvé sa famille, qui vivait dans un camp de réfugiés, à l’est du Tchad, depuis sa fuite en 2003.

Muhtar Awdalla, étudiant en droit de troisième année à Kampala, en Ouganda, Uganda, dans sa résidence universitaire, le 10 septembre 2017 (Crédit : Melanie Lidman/Times of Israel)

Awdalla s’est ensuite rendu en Ouganda, seul, et il fait actuellement des études à Kampala, où il est le président du syndicat universitaire des étudiants en droit à l’université de Cavendish et où il passe ses vacances comme avocat bénévole auprès du million de réfugiés sud-soudanais qui se trouvent actuellement en Ouganda.

Il explique qu’après ses études, il prévoit de devenir avocat des droits de l’Homme pour pouvoir lutter pour ses droits en Israël comme en Ouganda. « Nous allons poursuivre le gouvernement israélien à cause de ce qu’il nous a fait à nous et à tous ceux qui étaient à Holot », dit Awdalla.

« Je veux y contribuer par mon savoir et défendre ces gens qui obéissent à la loi. Si vous regardez la loi internationale, Israël fait le contraire. Ce sont des réfugiés qui se sont échappés. On devrait les protéger, on ne devrait pas les renvoyer d’où ils viennent et on ne doit pas me mentir en me disant que je vais en Ouganda lorsqu’on m’emmène au Soudan ».

Bernie, 32 ans, un demandeur d’asile soudanais qui a refusé de donner son nom de famille, a vécu pendant six ans et demi à Tel Aviv où il travaillait chez un vendeur de falafel lorsqu’il a été convoqué à Holot, en 2014. « J’ai compté les années où j’ai vécu là sans que rien ne m’arrive », dit Bernie. « Je me suis dit qu’il valait mieux que je retourne en Afrique, je ne voulais pas passer un an à Holot ».

Bernie explique que des représentants du ministère de l’Intérieur lui ont dit que même si la majorité des Soudanais partaient vers l’Ouganda, il fallait qu’il aille d’abord au Rwanda. « On m’a dit : ‘On a un problème avec le gouvernement ougandais. Alors il faut que vous partiez avec les Erythréens… On m’a dit que si je ne voulais pas partir, il faudrait que j’attende plus de temps à Holot. Que si je ne voulais pas attendre, il fallait que je m’en aille ».

Bernie a donc rejoint un groupe formé de 15 demandeurs d’asile érythréens et il s’est envolé pour le Rwanda. Là-bas, ils ont tous passé deux jours dans un hôtel, puis ils ont été installés dans une grande maison, dans un lieu indéterminé, pendant plus d’une semaine.

« Après huit jours dans la villa, on nous a emmenés à la frontière [avec l’Ouganda]. Il était environ minuit », indique Bernie. « Nous avions dormi trois heures puis on nous a dit que nous devions franchir la frontière au beau milieu de la nuit parce que nous n’avions pas de papiers pour le faire ».

Bernie, 32 ans, est resté en Israël pendant six ans et demi. Il apprend dorénavant l’anglais à Kampala et cherche un emploi. Photo prise le 11 septembre 2017 (Crédit : Melanie Lidman/Times of Israel)

Bernie avait pensé rester au Rwanda, mais il lui a été dit que c’était impossible, qu’il ne pourrait pas faire d’études, obtenir un statut de réfugié ou bénéficier de droits. « On ne m’a pas donné le choix de rester au Rwanda », raconte-t-il. Lorsque Bernie est arrivé en Ouganda, il est allé remplir son dossier pour obtenir le statut de réfugié. Il a donné un faux nom et a raconté une fausse histoire au bureau du Premier ministre, qui s’occupe des questions liées aux réfugiés au Rwanda.

« Mes amis m’ont dit que si je disais que je venais d’Israël, on refuserait de me donner une carte d’identité de réfugié », explique-t-il. « J’ai donc changé mon nom et j’ai dit que j’arrivais du sud-Soudan à travers les camps jusqu’ici ».

Un autre demandeur d’asile expulsé d’Israël vers l’Ouganda, qui a refusé de donner son nom, indique s’être battu pendant presque deux ans pour obtenir les documents nécessaires pour être reconnu comme réfugié, le gouvernement ougandais ne sachant pas quoi faire avec les réfugiés d’Israël. Il ajoute qu’Israël ne lui a pas donné les papiers suffisants pour soutenir sa demande de réfugiés.

Il y a eu un certain nombre d’exemples documentés où les réfugiés expulsés d’Israël ont fini en Libye ou en Europe, après avoir fait une traversée dangereuse en mer.

La Une de l’un des quotidiens les plus importants en Ouganda, qui critique la politique israélienne d’expulsion secrète dans le pays des migrants africains (Autorisation)

L’Ouganda a accueilli plus d’un million de réfugiés du sud-Soudan au cours des dernières années en raison des violences dans le pays. L’Ouganda a une politique libérale envers les réfugiés, contrairement à de nombreux autres pays d’Afrique, comme le Rwanda ou le Kenya. En Ouganda, les réfugiés peuvent librement travailler et bénéficient d’une liberté de mouvement totale, même s’ils peuvent décider de rester dans une « implantation » de réfugiés, où ils reçoivent une parcelle de terrain de 100 mètres carrés où ils peuvent cultiver leurs propres légumes et fruits.

Certaines semaines, l’Ouganda absorbe plus de réfugiés dans une période de sept jours que le nombre total de réfugiés africains qui se trouvent dans tout Israël, selon les statistiques de l’ONU.

Et pourtant, les Ougandais ont été révoltés en apprenant qu’Israël déportait en secret des demandeurs d’asile dans le pays. Le Sunday Vision, le plus important journal du pays, avait présenté la nouvelle dans son édition imprimée un dimanche, en grosses lettres noires. Le Daily Monitor, citant des articles du Times of Israel, avait expliqué que le gouvernement devrait répondre aux questions sur cet « accord de coulisses ».

Un avantage

Les militants qui travaillent aux côtés des réfugiés en Israël fêtent la fermeture du centre de détention de Holot mais sont très inquiets face à l’avenir et aux expulsions massives. « Nous avons toujours pensé que Holot n’aurait jamais dû ouvrir ses portes, alors nous sommes heureux qu’il ne continue pas à gaspiller l’argent public », explique Dror Sadot, porte-parole de la hotline ouverte aux réfugiés et aux migrants. « Mais le fait qu’on lie la fermeture aux expulsions, c’est un péché qui s’ajoute à un autre péché ».

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a fait savoir que le fonctionnement de la structure coûtait 240 millions de shekels par an et qu’elle était devenue « un hôtel pour les infiltrés sur fonds publics ». Il y a actuellement 1 500 personnes détenues à Holot, selon Sadot.

Pour lutter contre les expulsions, la Hotline s’efforce d’encourager les demandeurs d’asile à demander le statut de réfugié. Israël ne peut expulser quelqu’un qui a monté un dossier réclamant le statut de réfugié même si l’Etat n’a, cette dernière décennie, octroyé ce statut qu’à deux Soudanais et huit Erythréens sur plusieurs milliers de candidatures.

Le système de demande de statut de réfugié a également été accablé par les dossiers de plus de 20 000 migrants originaires de Géorgie et d’Ukraine, qui viennent en Israël pour raisons économiques principalement tout en clamant être des réfugiés politiques. Des douzaines de migrants africains bravent les températures de l’hiver pour attendre, pendant la nuit, dans la queue qui leur offre la possibilité de déposer un dossier à l’Autorité chargée de l’immigration et des frontières, au numéro 53 de la route Salomé, à Tel Aviv.

Gilad Erdan (Crédit : Gideon Markowicz/Flash 90)

Bernie, artiste de hip-hop qui chante en anglais et en fur – la langue locale du Darfour – explique avoir dit à ses amis de faire de leur mieux pour rester en Israël malgré les discriminations et les défis à relever. Même s’il y a plus d’opportunités en termes d’éducation à Kampala, la vie est dure en Ouganda, et il lutte pour trouver du travail. Certains de ses amis, en Ouganda, ont tenté de prendre la route de l’immigration clandestine vers l’Europe. D’autres ont été enlevés en Libye au cours de cette initiative.

« Je veux simplement que le gouvernement israélien laisse notre peuple vivre en paix jusqu’à la fin de la guerre, puis tous ces gens reviendront au sud-Soudan automatiquement », dit Bernie.

Awdalla explique que ses expériences l’ont motivé à étudier le droit international pour changer la manière dont Israël gère ses réfugiés, mais il souhaite également que le gouvernement, au sein de l’Etat juif, fasse preuve de patience, peu de réfugiés soudanais souhaitant rester en Israël. « La majorité des Soudanais qui luttent dans leur survie reviendront un jour reconstruire notre pays », dit-il.

« C’est ça qu’on veut faire ».

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