L’ONU appelle les casques bleus à reprendre un poste abandonné dans le Golan syrien
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L’ONU appelle les casques bleus à reprendre un poste abandonné dans le Golan syrien

Le Conseil de sécurité demande aux troupes de revenir à Camp Faouar, 2 ans après leur relocalisation de l’autre côté de la frontière suite à des enlèvements ; Israël salue ce geste

Un convoi de la Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD) quitte le côté syrien du plateau du Golan pour Israël, le  15 septembre 2014. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)
Un convoi de la Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD) quitte le côté syrien du plateau du Golan pour Israël, le 15 septembre 2014. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)

Le Conseil de sécurité des Nations unies a réaffirmé mercredi son soutien aux forces de maintien de la paix de l’ONU du plateau du Golan, et a appelé les casques bleus à se préparer à retourner dans une base abandonnée pendant d’intenses combats près de la frontière syrienne d’Israël.

Les 15 membres du Conseil ont voté à l’unanimité l’extension des opérations de la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) jusqu’au 31 décembre 2016, même si le conflit syrien a menacé à plusieurs reprises la sécurité de ses troupes, soulevant des questions sur sa capacité à contrôler la frontière.

Le Conseil a appelé au retour des forces de maintien de la paix à Camp Faouar, une position abandonnée après la capture, et la libération qui a suivie, de 45 casques bleus des îles Fiji il y a deux ans par le Front al-Nosra, lié à Al-Qaïda.

La FNUOD avait depuis relocalisé la majorité de son personnel du côté israélien du plateau du Golan. Le Qatar, mécène du Front al-Nosra, aurait payé 25 millions de dollars au groupe pour leur libération, sous des pressions croissantes des Etats-Unis et d’autres pays.

La guerre civile qui fait rage en Syrie a déstabilisé la région et a menacé la présence des casques bleus sur le Golan. Depuis mars 2013, ils ont été enlevés cinq fois par différents groupes syriens, qui a mené plusieurs pays à retirer leurs soldats.

Des Casques bleus fidjiens de la Force des Nations Unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD), le 15 septembre 2014. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)
Des Casques bleus fidjiens de la Force des Nations Unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD), le 15 septembre 2014. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)

La FNUOD a patrouillé dans une zone tampon entre la Syrie et Israël depuis 1974, un an après la guerre israélo-arabe. Pendant presque 40 ans, les moniteurs de l’ONU ont aidé à appliquer une trêve stable entre les deux pays.

Israël a accueilli mercredi la décision du Conseil de sécurité, l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, appelant les forces à reprendre ses positions précédentes.

« La gestion de ces positions par la FNUOD est dans l’intérêt d’Israël », a-t-il déclaré, ajoutant que les casques bleus « jouent un rôle important et Israël est intéressé par leur retour dans la zone tampon de la manière la plus rapide et la plus sure possible. »

La déclaration du Conseil appelle les groupes syriens à abandonner les positions de la FNUOD sur la partie syrienne du Golan, y compris le poste Quneitra, et à rendre les véhicules et les équipements militaires saisis pendant les enlèvements et les évacuations des casques bleus qui ont suivi.

Le Conseil a appelé « toutes les parties du conflit syrien interne à cesser les actions militaires dans la zone d’opérations de la FNUOD et à respecter le droit humanitaire international. »

« Les activités militaires en cours menées par tout acteur dans la zone de séparation continuent à avoir le potentiel pour faire escalader les tensions entre Israël et la République arabe syrienne, mettent en danger le cessez-le-feu entre les deux pays, et posent un risque aux populations civiles locales et au personnel des Nations unies sur le terrain », est-il écrit dans le communiqué.

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