L’université de Loyola, Chicago, n’abordera pas la question de désinvestissement contre Israël, malgré l’adoption d’une résolution du gouvernement étudiant de désinvestir dans des sociétés qui font des affaires avec Israël, a déclaré le président de l’université.

Le président de l’université Loyola, Père Michael Garanzini, a envoyé une lettre ouverte par courriel aux étudiants et la communauté universitaire le mardi matin, disant : « L’Université n’est pas intéressée à aborder la question de désinvestissement sur cette question. »

La lettre qualifie le processus d’adoption de la résolution de foyer de discorde, et déclarant qu’il « dresse les étudiants les uns contre les autres ».

C’est la première fois que le président de l’université a jamais écrit une lettre ouverte de nature politique, a rapporté le journal étudiant Loyola Phoenix.

Le résultat du vote le 26 mars était de 15 à 15, avec deux abstentions. Le président du Sénat étudiant a brisé l’égalité avec un vote en faveur de la résolution. Le vote était anonyme par crainte de représailles.

Les entreprises citées dans la résolution sont Caterpillar, United Technologies Co., Raytheon et Valero.

Dans une lettre ouverte en réponse à Garanzini, le président du corps étudiant Flavio Bravo a écrit : « A dater d’aujourd’hui, nous, les étudiants de l’université Loyola de Chicago devons affronter la réalité que l’université ne désinvestira pas dans ces quatre sociétés privées de sitôt. Mais, avec cette mesure qui est maintenant passée à trois reprises, l’université doit à présent reconnaitre que c’est ce que les étudiants veulent. Ayant sincèrement intégré tout cela, je suis fier de soutenir cette mesure. »

Le gouvernement étudiant de Loyola a adopté une résolution de désinvestissement en mars 2014, mais le président du corps étudiant a opposé son veto.

L’université avait à l’époque publié une déclaration selon laquelle elle n’adopterait pas la proposition de désinvestissement si celle-ci était adoptée.