Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a convoqué dimanche matin les ambassadeurs des états qui ont soutenu la résolution anti-implantations votée vendredi par le Conseil de sécurité des Nations unies pour une réprimande, alors que Jérusalem continue de bouillir après cette mesure.

Au total, dix ambassadeurs ont été invités le matin de Noël à une remontrance des différents directeurs régionaux du ministère des Affaires étrangères, a annoncé Emmanuel Nahshon, le porte-parole du ministère.

Les ambassadeurs adjoints du Royaume-Uni et d’Espagne ont été convoqués car leurs ambassadeurs ne sont pas en ce moment en Israël.

Les ambassadeurs de Chine, de Russie, de France, d’Angola, d’Egypte, du Japon, d’Ukraine et de l’Uruguay devraient arriver à Jérusalem dans la journée de dimanche, le jour de Noël. Le représentant américain n’a lui pas été convoqué.

Le Sénégal et la Nouvelle Zélande n’ont pas d’ambassade en Israël. Le Venezuela et la Malaisie n’ont pas de relations diplomatiques avec Israël.

L'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Samantha Power devant le Conseil de sécurité de l'ONU après s'être abstenu sur une résolution anti-implantations, le 23 décembre 2016. (Crédit : capture d'écran Nations unies)

L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Samantha Power devant le Conseil de sécurité de l’ONU après s’être abstenu sur une résolution anti-implantations, le 23 décembre 2016. (Crédit : capture d’écran Nations unies)

Pendant la réunion hebdomadaire du cabinet dimanche à Jérusalem, Netanyahu a répété son opposition ferme au vote de la résolution 2334 vendredi, qui condamne les implantations israéliennes et toutes les formes de terrorisme et d’incitations à la violence. Il a également accusé le président américain Barack Obama non seulement de ne pas avoir apposé son veto, mais également d’avoir été le moteur du vote de la motion.

« Nous sommes certains que l’administration Obama l’a initiée, en est responsable, a coordonné ses versions et a insisté pour qu’elle passe », a-t-il déclaré.

L’abstention de Washington marque une rupture avec sa position de longue date de protection d’Israël contre ce qui est perçu comme des résolutions déséquilibrées aux Nations unies.

« Pendant des décennies, les administrations américaines et les gouvernements israéliens ont été en désaccord sur les implantations. Nous étions cependant d’accord sur le fait que le Conseil de sécurité n’était pas l’endroit pour résoudre ce problème », a déclaré Netanyahu, en passant de l’hébreu à l’anglais.

« Nous savions que faire cela rendrait les négociations plus difficiles et éloignerait encore la paix. Comme je l’ai dit [au secrétaire d’Etat américain John] Kerry jeudi, les amis ne traînent pas leurs amis au Conseil de sécurité. »

Netanyahu a déclaré être encouragé par les déclarations des dirigeants politiques américains démocrates et républicains, qui l’ont assuré de leur soutien constant à Israël et de leur opposition à la résolution de vendredi.

« Ils comprennent à quel point cette résolution des Nations unies est téméraire et destructrice ; ils comprennent que le mur Occidental n’est pas un territoire occupé. J’attends avec impatience de travailler avec ces amis et avec la nouvelle administration quand elle commencera son mandat le mois prochain. »

Netanyahu a également répété sa promesse de restreindre les financements des différentes agences des Nations unies et de prendre des mesures « supplémentaires » pour punir les états qui ont soutenu la résolution.