Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a démenti lundi les faits rapportés dans un article du Wall Street Journal, selon lequel Israël fournirait une aide financière aux groupes rebelles en Syrie.

« Nous n’intervenons pas dans ce conflit terrible et sanglant. Nous offrons cependant une aide humanitaire aux jeunes garçons et filles, a déclaré Netanyahu. C’est cher, mais nous continuerons à investir. »

Netanyahu a fait cette déclaration lors d’une visite à l’hôpital Ziv de Safed, où un nouveau service de radiothérapie a été ouvert lundi. L’hôpital Ziv a soigné des centaines de victimes de la guerre civile syrienne et beaucoup d’autres ont été soignées dans un hôpital de campagne que l’armée a installé à la frontière syrienne.

Le Premier ministre a déclaré que plus d’un millier d’hommes, de femmes et d’enfants syriens avaient été soignés à Ziv. « Ils nous ont vu comme des ennemis, a-t-il dit à propos de ces patients, mais ils se rendent compte plus que jamais qu’Israël est un bastion moral et un phare de lumière dans la région » où « tous sont traités de manière égale », indépendamment de leur religion et de leur origine.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite dans l'hôpital de campagne de l'armée israélienne qui soigne des Syriens blessés, sur le plateau du Golan, le 18 février 2014. (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite dans l’hôpital de campagne de l’armée israélienne qui soigne des Syriens blessés, sur le plateau du Golan, le 18 février 2014. (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)

Un rapport de l’ONU, publié le mois dernier, décrivait une série de rencontres entre représentants militaires israéliens et dirigeants rebelles syriens près de la frontière syrienne, qui ont été observés par des soldats de la paix de l’ONU.

Le rapport datant du mois de mai de la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) a indiqué qu’ « il y a eu une augmentation significative de l’interaction entre les soldats de l’armée israélienne et des individus du côté Bravo [syrien]. »

Le rapport de l’ONU a cité 16 réunions qui ont eu lieu entre l’armée israélienne et des responsables inconnus du côté syrien de la frontière au cours de la dernière année.

En réponse à l’article du Wall Street Journal, l’armée israélienne a déclaré qu’Israël s’était engagé à « sécuriser les frontières d’Israël et à empêcher l’établissement de cellules terroristes et des forces hostiles […] en plus de fournir une aide humanitaire aux Syriens vivant dans la région ».