Mis au point par le Technion (Israel Institute of Technology) de Haifa, en coopération avec les sociétés d’armement, Rafael et Israel Aerospace Industries et sous le haut patronage de l’Agence spatiale d’Israël, les nano-satellites constituent l’élément phare du programme spatial israélien.

Israël a l’ambition de capter dans ce domaine 5 % de l’industrie spatiale mondiale – évaluée à 150 milliards de dollars.

Pour y parvenir, les organisations publiques privées israéliennes auront besoin d’investir 300 millions de shekels par an au cours des cinq prochaines années.

Le projet baptisé Samson est développé au Technion par une équipe de 40 personnes.

Chaque satellite est construit à partir de six cubes dont le volume ne dépasse pas 10 centimètres cubes et pour un poids total de 8 kg rapporte Haaretz.

Les recherches sont dirigées par le professeur Pini Gurfil qui explique « qu’au cours des recherches, beaucoup de progrès ont été réalisés concernant l’amélioration des algorithmes qui permettront la coordination des vols ainsi que le montage du satellite. D’un point de vue technologique, la compression de toutes ces informations dans un espace de la taille d’une boîte à chaussures constitue à lui seul une percée ».

Les trois satellites qui évolueront en orbite et en formation à 600 km au-dessus de la surface de la Terre permettront d’identifier des signaux de personnes disparues ou en détresse.

D’autres applications sont également envisagées comme l’élaboration d’une plate-forme de communication rapide et de photographies à très haute résolution.

Selon le Pini Gurfil : « Nous savons qu’il y a des planètes similaires à la Terre hors de notre système solaire. Mais nous ne savons pas si ces planètes abritent une forme de vie car nous ne pouvons pas les photographier. Si nous avions un réseau de satellites avec de meilleures capacités photographiques, nous pourrons prendre de telles photos. Un véritable Graal. »