Le ministre de l’Énergie Yuval Steinitz, officieusement l’homme-clé du gouvernement sur la question iranienne, a rejeté ce dimanche une récente mise en garde exprimée par le secrétaire d’Etat américain.

John Kerry avait en effet indiqué qu’Israël pourrait porter la responsabilité si le Congrès venait à voter contre l’accord avec l’Iran sur le nucléaire.

« Israël fera valoir clairement son opinion sur la question nucléaire iranienne, qui relève de sa sécurité et son existence, et personne n’est en mesure de nous intimider [sur la question] » a déclaré Steinitz selon le site d’actualité Walla.

Selon Steinitz, les arguments contre l’accord sont objectifs et ne concernent pas exclusivement Israël. « Les critiques de l’accord soulevées aux États-Unis en général et en particulier au Congrès sont dues aux graves lacunes et aux failles dans le deal », a-t-il assuré.

Dans le cadre de la campagne en cours de l’administration Obama pour pousser l’accord iranien signé le 14 juillet à Vienne, Kerry a recommandé devant le Conseil des relations extérieures de New York ce vendredi que, si le Congrès votait contre l’accord, « nos amis en Israël pourraient effectivement être plus isolés, et seraient définis comme coupables ».

La déclaration a été rapidement rejetée par l’ancien ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Michael Oren, qui est désormais membre du parti centriste Koulanou.

« Si les législateurs américains rejettent l’accord nucléaire, ils le feront exclusivement sur la base des intérêts américains. La menace du secrétaire d’État qui, dans le passé, a averti qu’Israël risquait de devenir un Etat d’apartheid, ne peut pas nous empêcher de nous acquitter de notre devoir national d’opposition face à cet accord dangereux, » a déclaré Oren dans un communiqué.