Un groupe de chercheurs australo-américains recommande la circoncision des garçons pour éviter certaines maladies, suite à une étude comparative de la pratique et de la vaccination.

Selon l’équipe, menée par Brian Morris de la faculté des sciences médicales de l’université de Sydney, la moitié des garçons non-circoncis attrape une maladie causée par le prépuce.

« Tout comme la vaccination, la circoncision des nouveau-nés devrait faire partie des politiques de santé publique, » ont écrit les trois co-auteurs dans leur rapport. Les résultats de la recherche ont été publiés mercredi sur le site Internet spécialisé en médecine, mayoclinicproceedings.org.

Aux États-Unis, le taux de circoncision a augmenté de 81 % lors des dix dernières années, indique le rapport.

Morris et les co-auteurs de l’étude, Stefan A. Bailis de l’université de Sydney et Thomas E. Wiswell, un néonatologiste de Floride, ont cependant indiqué que l’analyse critique des données de sortie des hôpitaux aux États-Unis montre que la circoncision des nouveau-nés était en déclin dans le pays.

Selon les résultats de l’étude, la pratique a diminué de 83 % dans les années 1960 à 77 % en 2010. Ces résultats sont essentiellement dus à l’augmentation de la population hispanique, chez laquelle la pratique n’est pas courante.

« Une analyse des risques et des avantages des maladies contre lesquelles la circoncision néonatale protège révèle que les avantages sont plus nombreux que les risques, avec un rapport de 100 à 1, » indiquent les auteurs dans leur rapport intitulé : « Taux de circoncision aux États-Unis : en augmentation ou en chute ? Quel effet pourrait avoir la nouvelle déclaration de politique d’action positive pour la pédiatrie ? »

En août 2012, l’American Academy of Pediatrics avait publié une étude suggérant que la procédure pourrait protéger les hommes hétérosexuels du VIH et que les avantages par rapport à la santé dépassaient les risques liés à la procédure.

Des dizaines de médecins européens, pour la plupart scandinaves, avaient répondu dans une lettre que la position pro-circoncision de l’académie était due à un « parti-pris culturel. »

La circoncision rituelle des garçons en dessous de l’âge de 18 ans a récemment été critiquée dans le nord de l’Europe.

De nombreux partis politiques et d’associations médicales, principalement scandinaves, qualifient la pratique de maltraitance des enfants.