12 comptes derrière la plupart des fake news en ligne sur les vaccins
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12 comptes derrière la plupart des fake news en ligne sur les vaccins

Les comptes seraient responsables de 65 % du contenu anti-vaccin sur les réseaux sociaux, touchant plus de 59 millions d'abonnés sur Facebook, YouTube, Instagram et Twitter

Des manifestants avec un panneau « Faites confiance à Dieu, pas aux vaccins » devant l'hôtel de ville de Los Angeles, le 22 avril 2020. (Crédit : Mario Tama/Getty Images/AFP)
Des manifestants avec un panneau « Faites confiance à Dieu, pas aux vaccins » devant l'hôtel de ville de Los Angeles, le 22 avril 2020. (Crédit : Mario Tama/Getty Images/AFP)

La grande majorité des fausses informations et des théories du complot diffusées en ligne sur les vaccins et la pandémie proviennent de seulement 12 comptes, selon un rapport publié la semaine dernière.

Ces individus, surnommés les « Douze désinformateurs » par le Centre contre la haine en ligne (Center for Countering Digital Hate – CCDH), comprennent Robert F. Kennedy Jr. – neveu de l’ancien président américain John F. Kennedy – et Joseph Mercola, un militant anti-vaccin bien connu qui vend des aliments qui, selon lui, peuvent guérir les maladies.

Les autres comptes nommés sont celui de Ty et Charlene Bollinger, ainsi que ceux de Sherri Tenpenny, Rizza Islam, Rashid Buttar, Erin Elizabeth, Sayer Ji, Kelly Brogan, Christiane Northrup, Ben Tapper et Kevin Jenkins.

Beaucoup d’entre eux sont liés à des communautés religieuses et/ou de bien-être.

Elizabeth, qui est la partenaire de Mercola, a également publié des théories du complot antisémites impliquant la famille Rothschild, selon le rapport.

Celui-ci indique que l’organisation a analysé plus de 812 000 publications sur Facebook et Twitter entre le 1er février et le 16 mars 2021, et a constaté que 65 % du contenu anti-vaccin était finalement attribuable à ces 12 individus.

Robert F. Kennedy, Jr. assiste aux Robert F. Kennedy Human Rights Ripple of Hope Awards 2019 au New York Hilton Midtown à New York, le 12 décembre 2019. (Crédit : Greg Allen/Invision/AP, File)

En étudiant uniquement Facebook, ces 12 comptes représenteraient 73 % du contenu de désinformation.

Le CCDH a déclaré que ces 12 individus, diffusant de la désinformation sur les vaccins et minimisant le danger de la pandémie, « ne pouvaient pas apporter d’expertise médicale pertinente et avaient simplement leurs propres poches à remplir ».

Le rapport indique que ces militants anti-vaccin comptaient plus de 59 millions d’abonnés sur Facebook, YouTube, Instagram et Twitter.

Citant ses propres recherches menées en 2020, le Centre a rapporté que les plateformes de réseaux sociaux n’agissaient pas sur 95 % des fausses informations sur la pandémie et les vaccins qui leur ont été signalées.

Un manifestant brandit une pancarte alors qu’il participe à une manifestation « Résister et agir pour la liberté » contre l’idée du vaccin obligatoire contre le coronavirus, contre le port du masque et contre la distanciation sociale à Trafalgar Square, à Londres, le 19 septembre 2020. (Crédit : AP/Matt Dunham)

« Les sociétés de réseaux sociaux doivent désormais respecter leurs promesses répétées par des actions concrètes », indique le rapport. « Les politiques et déclarations mises à jour n’ont que peu de valeur à moins qu’elles ne soient appliquées avec force et cohérence. »

« La grande majorité des contenus préjudiciables étant diffusés par un certain nombre de comptes, la suppression de ces quelques individus et groupes les plus dangereux peut réduire considérablement la quantité de désinformation diffusée sur les plateformes », a ajouté le Centre contre la haine en ligne.

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