14 sénateurs démocrates demandent une extension des sanctions iraniennes
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14 sénateurs démocrates demandent une extension des sanctions iraniennes

Un an après la signature de l’accord nucléaire, les Etats-Unis doivent garder un bâton économique crédible, selon ces élus

La commission des Relations étrangères du Sénat : le président Bob Corker (républicain, Tennessee), à gauche, avec Ben Cardin (démocrate, Maryland), le 14 avril 2015. (Crédit : Win McNamee/Getty Images/JTA)
La commission des Relations étrangères du Sénat : le président Bob Corker (républicain, Tennessee), à gauche, avec Ben Cardin (démocrate, Maryland), le 14 avril 2015. (Crédit : Win McNamee/Getty Images/JTA)

Pour l’anniversaire de l’accord nucléaire iranien, 14 sénateurs démocrates ont demandé une extension des sanctions existantes contre la République islamique.

Les sénateurs Ben Cardin (Maryland) et Charles Schumer (New York), avec 12 de leurs collègues, ont présenté une proposition de loi jeudi pour renouveler l’Acte des sanctions iraniennes de 1996, qui devrait expirer à la fin de l’année. Cardin est un membre haut placé de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères, et Schumer préside la Commission sénatoriale de la politique démocrate ; tous deux sont juifs.

Le Congrès avait voté à l’unanimité en 1996 la loi interdisant les investissements étrangers importants dans le secteur énergétique iranien, dans le but d’empêcher le régime de pouvoir soutenir financièrement le terrorisme internationale, la prolifération nucléaire et la prolifération balistique. Depuis, le Congrès a plusieurs fois étendu la loi.

Cardin a appelé les sénateurs républicains à les rejoindre dans le renouvellement de la loi.

« Après de longues consultations avec mes collègues des deux chambres du Congrès et des deux partis, il est clair que nous avons besoin de prolonger l’Acte des sanctions iraniennes avant la fin de l’année, a-t-il déclaré. Agir ainsi est vital si les Etats-Unis veulent garder un ton dissuasif crédible sur les sanctions. »

L’accord nucléaire conclu entre l’Iran et les puissances mondiales, dont les Etats-Unis, a été signé le 14 juillet 2015.

Le président américain Barack Obama aborde avec les journalistes l'accord nucléaire avec l'Iran, le 15 juillet 2015. (Crédit : capture d'écran CBS)
Le président américain Barack Obama aborde avec les journalistes l’accord nucléaire avec l’Iran, le 15 juillet 2015. (Crédit : capture d’écran CBS)

L’accord a atteint ses objectifs, a déclaré le président américain Barack Obama dans un communiqué publié par la Maison Blanche.

« Pendant la dernière année, l’accord iranien a réussi à faire revenir en arrière le programme nucléaire iranien, évitant un conflit supplémentaire et augmentant notre sécurité », est-il écrit dans ce communiqué.

« Pendant la dernière année, l’Iran a mis en place ses engagements liés au nucléaire, comme l’a vérifié l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA). L’Iran a envoyé 98 % de son uranium enrichi, démantelé deux tiers de ses centrifugeuses, rempli son réacteur de production de plutonium de béton, et adopté l’inspection et le programme de vérification les plus intrusifs jamais négociés pour un programme nucléaire. Les rapports de l’AIEA ont confirmé que l’Iran se conformait à ses engagements. »

Le communiqué ajoutait que « tous les chemins de l’Iran vers une arme nucléaire restent fermés, et le temps nécessaire à l’Iran pour obtenir la bombe est passé de deux à trois mois à environ un an. Les Etats-Unis et nos partenaires de négociation ont également complètement mis en place nos engagements de lever les sanctions liées au nucléaire, et nous continuerons à tenir nos engagements tant que l’Iran continuera à respecter l’accord.’

Obama a menacé d’apposer son veto à trois législations votées par les républicains de la Chambre des représentants, parce qu’elles compromettraient, d’après lui, la capacité des Etats-Unis à remplir ses engagements contractés dans le cadre de l’accord nucléaire.

En début de mois, les Républicains ont voté une législation empêchant Boeing et Airbus de vendre des avions de ligne à l’Iran et limitant l’autorité du président à adoucir les sanctions.

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