Dix-sept manifestants d’origine éthiopienne arrêtés à Tel-Aviv
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Dix-sept manifestants d’origine éthiopienne arrêtés à Tel-Aviv

La manifestation fait suite à la clôture de l'enquête sur le policier qui est accusé d'avoir frappé le soldat Damas Pakada

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Des Israéliens d'origine éthiopienne manifestent à Tel-Aviv contre la violence et le racisme dirigés contre eux, le 18 mai 2015. (Crédit photo: Tomer Neuberg / Flash90)
Des Israéliens d'origine éthiopienne manifestent à Tel-Aviv contre la violence et le racisme dirigés contre eux, le 18 mai 2015. (Crédit photo: Tomer Neuberg / Flash90)

Des centaines d’Israéliens d’origine éthiopienne ont manifesté à Tel-Aviv lundi contre la clôture d’une enquête contre un policier qui a été filmé en train de frapper un soldat d’origine éthiopienne en uniforme.

Dix-sept manifestants ont été arrêtés après des affrontements qui ont éclaté entre les manifestants et certains des 700 policiers postés près de la place Rabin, dans le centre de la ville, dans une répétition des violentes échauffourées qui avaient éclaté entre les manifestants et la police il y a près de deux mois.

La télévision a montré des policiers anti-émeutes perçant la foule et procédant à plusieurs arrestations.

La manifestation est survenue après que le procureur général Yehuda Weinstein a décidé de classer il y a quelques semaines l’enquête contre un agent de police qui a été filmé en train de frapper le soldat israélien Damas Pakada au mois d’avril.

Weinstein a pris sa décision en arguant que c’était le soldat qui avait provoqué l’affrontement, et le procureur général a également blanchi le policier de tout motif raciste pour son comportement.

Plus tôt dans la journée de lundi, environ 350 manifestants avaient bloqué la rue Kaplan, une artère centrale de Tel-Aviv. Un homme a été arrêté alors que la police essayait d’empêcher les manifestants de bloquer d’autres rues supplémentaires dans le quartier.

Les sorties de l’autoroute Ayalon menant au croisement Hashalom ont également été brièvement bloquées.

La vidéo où qui montrait Pakada en train d’être battu avait déclenché une vague de protestations de la part des membres de la communauté israélo-éthiopienne et relancé les critiques longtemps en sommeil contre un supposé racisme institutionnel.

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