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1er mai : Jean-Marie Le Pen veut abolir les lois mémorielles et cite Brasillach

Le discours du "Ménhir", qui a traité Emmanuel Macron de "candidat de Soros" a gardé ses intonations d'antan

Jean-Marie Le Pen, lors de son hommage annuel à Jeanne d'Arc, le 1er mai 2017. (Crédit : Christophe Archambault/AFP)
Jean-Marie Le Pen, lors de son hommage annuel à Jeanne d'Arc, le 1er mai 2017. (Crédit : Christophe Archambault/AFP)

Protégé du vent par sa désormais célèbre veste rouge, Jean-Marie Le Pen a rendu son hommage annuel à Jeanne d’Arc, place des Pyramides à Paris, alors que sa fille Marine tenait meeting à Villepinte.

Décrit comme fatigué, entravé par des problèmes techniques, le discours du « Ménhir » a été fastidieux, mais a gardé ses intonations d’antan. A tel point que l’on pourrait se demander si le président d’honneur du Front national n’aurait pas quelques velléités de sabordage.

Devant un public de 300 personnes constitué en partie des membres du Front national historique, réuni dans le Parti de France de Carl Lang, Jean-Marie Le Pen a déroulé ses lubies, du retour à la peine de mort, à l’interdiction de l’abattage rituel, en passant par le port d’armes citoyen.

Provocateur, le président d’honneur du Front national a qualifié de « tournée des cimetières » les différents hommages rendus par Emmanuel Macron (« candidat de Soros », du nom d’un mécène juif milliardaire) au Mémorial de la Shoah hier, ainsi qu’à Brahim Bouarram, assassiné en marge d’une manifestation du Front national le 1er mai 1995, aujourd’hui.

« La mesure ayant le plus de succès au discours de Jean-Marie Le Pen, tweete le journaliste David Perrotin: l’abrogation des lois mémorielles » dont la loi Gayssot, qui punit la négation des crimes contre l’humanité.

Comme il l’a fait par le passé, Jean-Marie Le Pen cite l’auteur collaborationniste Robert Brasillach, ancien directeur du journal « Je suis partout ».

Aux journalistes qui lui demandaient s’il était bluffé par la qualification de sa fille pour le second tour de l’élection présidentielle, il a fait valoir qu’il l’avait fait lui-même, « c’est vous dire que c’est possible ».

Selon lui, la situation est bien « meilleure sur le plan politique qu’elle ne l’était en 2002 ».

L’ancien président du FN a tenu une bonne partie de son discours sans micro, en raison de problèmes techniques, devant un public plutôt silencieux. Seuls quelques applaudissements ont salué ses propos en faveur du rétablissement de la peine de mort – qui n’est plus au programme de sa fille -, de la sortie de l’OTAN, de l’interdiction de l’abattage rituel, et surtout de l’abrogation de la loi Taubira sur le mariage homosexuel.

Jean-Marie Le Pen a fait huer Emmanuel Macron, « énarque pantouflard fabriqué et propulsé par les médias ». « Il nous parle d’avenir mais il n’a pas d’enfants, il nous parle des travailleurs mais c’est un ancien banquier ».

Il a en revanche fait applaudir sa fille qui a les « compétences » pour devenir présidente. « Offrons lui dimanche le muguet de la victoire, vive Marine, vive Jeanne », a-t-il lancé.

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