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Macron au Mémorial de la Shoah : ce qui s’est passé « ne doit plus jamais advenir »

Le candidat d'En Marche! s'était rendu à Oradour-sur-Glane vendredi, pour rendre hommage aux victimes du village martyr du Limousin, où une unité de la Waffen SS remontant vers le front en Normandie massacra 642 habitants le 10 juin 1944

Emmanuel Macron avec Eric de Rothschild, président du mémorial de la Shoah de Paris, pendant une visite au mémorial, le 30 avril 2017. (Crédit : Philippe Wojazer/AFP)
Emmanuel Macron avec Eric de Rothschild, président du mémorial de la Shoah de Paris, pendant une visite au mémorial, le 30 avril 2017. (Crédit : Philippe Wojazer/AFP)

« Ce qui s’est passé » ne « doit plus jamais advenir », a déclaré dimanche Emmanuel Macron après une visite au Mémorial de la Shoah où il a rendu hommage « à toutes ces vies fauchées par les extrêmes » et dénoncé « le négationnisme dans lequel certains trouvent refuge ».

« L’hommage que je souhaitais rendre aujourd’hui, c’est ce devoir que nous devons à toutes ces vies fauchées par les extrêmes, par la barbarie », a déclaré le candidat d’En Marche! à la présidentielle.

« Et nous avons aujourd’hui un devoir qui est double, le devoir de mémoire (…) et le devoir que cela n’advienne plus jamais, en acceptant en rien l’affaiblissement moral qui peut tenter certains, le relativisme qui peut en tenter d’autres, le négationnisme dans lequel certains trouvent refuge, parce que ce qui s’est passé est inoubliable, est impardonnable, ça ne doit plus jamais advenir », a-t-il poursuivi.

M. Macron s’était rendu à Oradour-sur-Glane vendredi, pour rendre hommage aux victimes du village martyr du Limousin, où une unité de la Waffen SS remontant vers le front en Normandie massacra 642 habitants le 10 juin 1944.

A son arrivée dimanche, le candidat En marche! a été applaudi par une petite foule rassemblée à l’entrée du mémorial et accueilli par le président du mémorial et le grand rabbin de France Haïm Korsia.

Emmanuel Macron devant le mur des Justes du mémorial de la Shoah de Paris, le 30 avril 2017. (Crédit : Philippe Wojazer/AFP)
Emmanuel Macron devant le mur des Justes du mémorial de la Shoah de Paris, le 30 avril 2017. (Crédit : Philippe Wojazer/AFP)

A l’intérieur du mémorial de la Shoah, M. Macron s’est arrêté devant le mur sur lequel sont inscrits les noms des 76.000 déportés Juifs de France, dont 2.500 qui ont survécu, parmi lesquels 11.000 enfants.

Il a aussi visité le centre de documentation, dans lequel ses accompagnateurs lui ont présenté des archives, dont des listes de déportation et un document de la préfecture de police sur l’organisation de la rafle du Vélodrome d’Hiver, en 1942 à Paris, au cours de laquelle plus de 13.000 juifs avaient été arrêtés.

« On voit les intentions clairement », a réagi le candidat.

Son adversaire Marine Le Pen avait fait polémique début avril en déclarant que « la France n’est pas responsable du Vél d’Hiv ».

Par ailleurs, le président par intérim du FN Jean-François Jalkh, accusé de propos négationnistes qu’il a démentis, a été remplacé vendredi par le maire d’Hénin-Beaumont et député européen FN Steeve Briois, accusé de propos haineux.

M. Macron s’est aussi rendu dans la crypte du mémorial, pour déposer une gerbe devant le tombeau du martyr juif inconnu. A sa sortie, il s’est arrêté devant le mur des Justes. Il s’est ensuite rendu au Mémorial des Martyrs de la Déportation, où il a également déposé une gerbe.

Emmanuel Macron avec Jacques Fredj, directeur du mémorial de la Shoah de Paris, pendant une visite au mémorial, le 30 avril 2017. (Crédit : Philippe Wojazer/AFP)
Emmanuel Macron avec Jacques Fredj, directeur du mémorial de la Shoah de Paris, pendant une visite au mémorial, le 30 avril 2017. (Crédit : Philippe Wojazer/AFP)

Réagissant aux critiques FN l’accusant d' »utiliser » les commémorations à des fins politiques, le candidat a riposté: « Voudrait-elle, parce qu’elle a dans son parti et ses membres fondateurs des gens qui le nient, voudrait-elle (…) qu’on ne célèbre plus le devoir de mémoire ? », « Mme Le Pen et les siens peuvent bien se plaindre, je ne leur céderai rien ».

La présidentielle marquera un choix politique « entre deux projets » mais aussi « historique », de « plusieurs consciences et d’un rapport à notre mémoire », selon M. Macron.

Ici sont tant de noms.Ici sont tant de vies.Ici sont notre histoire, nos mémoires, nos enfants. Jamais nous n'…

Posted by Emmanuel Macron on Sunday, 30 April 2017

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