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2 Israéliens recouvrent la vue grâce au don de cornée du soldat tué dans une attaque

La mère du sergent-chef Ido Baruch estime que cet acte reflète parfaitement les valeurs de son fils : "faire quelque chose pour rendre les autres heureux, c'était Ido"

Le sergent d’État-major Ido Baruch, 21 ans, tué dans une fusillade en Cisjordanie le 11 octobre 2022, sur une photo non datée publiée par l'armée. (Crédit : Armée israélienne)
Le sergent d’État-major Ido Baruch, 21 ans, tué dans une fusillade en Cisjordanie le 11 octobre 2022, sur une photo non datée publiée par l'armée. (Crédit : Armée israélienne)

La famille d’un soldat tué par un tireur palestinien la semaine dernière a aidé deux Israéliens à retrouver la vue en faisant don des cornées de leur fils.

Le sergent-chef Ido Baruch a été tué lors d’une fusillade à l’extérieur de l’implantation de Shavei Shomron mardi dernier. Il s’agit du deuxième soldat tué en l’espace de quelques jours dans le cadre d’une série d’attaques palestiniennes.

Aviva Raanan et Binyamin Goren ont reçu des greffes de cornée à l’hôpital Meir de Kfar Saba. Le Centre national des transplantations a déclaré que les patients ont exprimé à la fois « leur excitation et leur tristesse » lorsqu’ils ont découvert l’identité de leur donneur.

Raanan a déclaré qu’elle avait « attendu 6 ans » pour cette opération.

« J’ai su que c’était la cornée d’Ido dès qu’ils m’ont appelée. C’est très triste d’apprendre qu’un jeune soldat a été tué et que je vais recevoir sa cornée », a-t-elle déclaré aux informations de la Douzième chaîne.

La mère d’Ido a décrit le don comme un parfait reflet des valeurs de son fils.

« C’est essentiellement une sorte de legs, un héritage de don, de don à l’autre, de faire quelque chose de petit pour quelqu’un d’autre pour le rendre heureux. C’était Ido », a déclaré Einav Baruch à la chaîne.

Elle a ajouté que, grâce à la transplantation, « une partie d’Ido vivait dans quelqu’un d’autre ».

Selon le Centre national des transplantations, 1 000 Israéliens sont en attente d’une greffe. Le don d’organes y est décrit comme « une expression de solidarité sociale au plus haut niveau d’humanité. »

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