Israël en guerre - Jour 148

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20 % de réduction dans plus de 200 hôtels en Israël

Selon l'Association des hôtels d'Israël, cette offre d'une durée de 72h doit permettre aux Israéliens de voyager et de remplir les chambres laissées vacantes en raison des tarifs élevés

Archive: Façade de l'hôtel Herod's Palace à Eilat, dans le sud d'Israël, le 11 octobre 2019. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)
Archive: Façade de l'hôtel Herod's Palace à Eilat, dans le sud d'Israël, le 11 octobre 2019. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Les chambres de plus de 200 hôtels israéliens seront disponibles avec un rabais de 20 %, dans le cadre d’une offre de l’Association des hôtels d’Israël valable de mardi midi à vendredi, même heure.

Selon l’Association des hôtels d’Israël (IHA), l’offre est valable pour toutes les dates de cette nouvelle année et ce, dans 212 hôtels de trois à cinq étoiles, pour les clients qui effectuent leur réservation dans les prochaines 72 heures.

En fin de matinée mardi, peu avant le début de la vente, le site Internet de l’association était indisponible, sans doute en raison du volume élevé de connexions suscitées par cette offre.

« Nous voulons donner un coup de pouce à la population israélienne et lui permettre de profiter de vacances moins chères pour toute la famille, quel que soit le type de chambre, partout en Israël et à tout moment de l’année », a déclaré la PDG de l’organisation, Yaël Danieli, par voie de communiqué.

« Nous pensons que cette offre va permettre aux foyers israéliens d’économiser sur leurs prochaines vacances et de remplir les hôtels en Israël, même durant les périodes creuses », a-t-elle ajouté.

Des hôtels de luxe sont concernés par cette offre promotionnelle, comme le Setai Kinneret, les hôtels Herods d’Herzliya et Eilat ou encore le Brown Golden House de Tel Aviv.

Façade de l’hôtel-boutique Alexander à Tel Aviv, le 22 février 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

À titre d’exemple, un séjour à l’hôtel Alexander de Tel Aviv, qui coûterait normalement 3 120 shekels la nuit, sera accessible avec la réduction à partir de 2 496 shekels.

Cette offre a vocation à encourager les Israéliens à prendre des vacances en Israël et aider les hôtels à remplir les chambres laissées vacantes en raison de tarifs élevés.

Selon les données de l’IHA, le nombre de nuitées a chuté de 12 % sur la période de janvier à juillet 2023 rapportée à celle de 2019, avec une baisse de 15 % des touristes étrangers et de 2 % des touristes israéliens, sur fond d’inflation galopante avec un fort impact sur les dépenses quotidiennes.

Dans une interview accordée au site d’information Ynet, Danieli a précisé que cette décision avait été prise en concertation avec le ministre du Tourisme, Haïm Katz (Likud), accompagnée d’autres mesures « comme l’assouplissement des réglementations du secteur hôtelier et la facilitation des procédures de construction de nouvelles infrastructures hôtelières de manière à augmenter l’offre ».

Danieli s’est plainte des coûts supplémentaires auxquels fait spécifiquement face l’industrie touristique israélienne, que ce soit l’embauche de gardes armés ou les frais de supervision liés à la mise à disposition de repas casher.

En outre, les Israéliens paient la TVA sur les réservations de chambres d’hôtel en Israël.

« Il convient de noter qu’à l’étranger, il faut trois ans pour créer un hôtel, ici, 10 ans. Par ailleurs, le gouvernement a réduit les subventions pour les constructions d’hôtels », a-t-elle ajouté.

Les Israéliens sont accablés par le coût de la vie, l’un des plus élevés de tous les pays développés, selon un rapport publié en août par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

En 2022 en Israël, les prix ont été 38 % plus élevés que la moyenne des pays membres de l’OCDE, selon l’indice comparatif, qui analyse les différences du niveau général des prix des pays mesuré par l’indice des prix à la consommation et le rapport entre pouvoir d’achat et taux de change. La Suisse occupe la deuxième place du classement, suivie de près par l’Islande et les États-Unis, qui prennent la quatrième place.

Alors que les Israéliens ont déjà du mal à joindre les deux bouts, les prévisions de croissance ont été revues à la baisse et les investissements sont entravés par les incertitudes suscitées par le projet de refonte judiciaire du gouvernement et le ralentissement de l’économie mondiale. En outre, les taux d’intérêt n’ont cessé d’augmenter ces douze derniers mois, ce qui rend plus chers les prêts de toute nature, immobiliers et autres.

Sharon Wrobel a contribué à cet article.

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