25 ans après, les russophones sont toujours les “autres” en Israël, selon une députée
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‘Je ne crois pas aux partis communautaires. Nous sommes déjà divisés comme cela’

25 ans après, les russophones sont toujours les “autres” en Israël, selon une députée

Se battant contre le racisme et pour des retraites suffisantes, Ksenia Svetlova dénonce l’échec du gouvernement à attirer les immigrants qui ont d’autres choix qu’Israël

Amanda Borschel-Dan édite la rubrique « Le Monde Juif »

Ksenia Svetlova, ancienne députée du parti de l'Union sioniste. (Miriam Alster/Flash90)
Ksenia Svetlova, ancienne députée du parti de l'Union sioniste. (Miriam Alster/Flash90)

Dans la ville israélienne côtière d’Ashkelon, Elena Ivanchenko est récemment allé dans un magasin acheter une pastèque. Selon la coutume israélienne, l’immigrante de 59 ans a demandé au marchand de la couper en deux pour vérifier sa maturité. Elle n’était pas mûre, donc Ivanchenko a décidé de ne pas l’acheter.

Immédiatement furieux, comme l’a annoncé un journal local d’Ashkelon (lien en hébreu), le marchand lui a jeté son argent au visage et a déclaré qu’il était « dommage qu’Hitler n’ait pas tué tous les juifs : Dommage que Staline ait envoyé tous les déchets en Israël ! » Il a continué avec un déferlement d’injures racistes et a déclaré qu’à partir de maintenant, il ne vendrait qu’aux Israéliens nés en Israël.

Ivanchenko a appelé la police, qui est venue et a parlé avec le marchand. Cependant, le lendemain, quand Ivanchenko est arrivée au poste de police pour porter officiellement plainte pour discours de haine, il lui a été dit qu’il n’y avait aucun dossier de l’incident. Elle s’est donc tournée vers « sa » députée, Ksenia Svetlova, de l’Union sioniste.

Svetlova, qui est arrivée en Israël depuis Moscou en 1991, a écrit au chef de la police, Roni Alsheich, pour dénoncer l’incident et demander une enquête. Ce n’est que l’une des nombreuses lettres que la députée a écrit au sujet du racisme et de la xénophobie subis par les russophones dans les 18 mois qui se sont écoulés depuis qu’elle a été élue.

Ce racisme, a déclaré Svetlova la semaine dernière au Times of Israël pendant un rapide déjeuner dans un café fréquenté et proche de la Knesset, est répandu dans la société israélienne. Selon une étude de 2014 (lien en hébreu), 25 ans après la vague massive d’immigration russe, il y a même des signes qu’il croît encore.

« La majorité des Israéliens nés en Israël pensent que les Israéliens russes ne sont pas juifs, a déclaré Svetlova. Trop d’Israéliens nous font sentir que nous ne sommes pas à la maison. »

La députée Ksenia Svetlova à 13 ans, quand elle allait dans une école religieuse pour filles de Jérusalem, en 1991. (Crédit : autorisation)
La députée Ksenia Svetlova à 13 ans, quand elle allait dans une école religieuse pour filles de Jérusalem, en 1991. (Crédit : autorisation)

Svetlova a récemment écrit un témoignage personnel émouvant sur le site internet 972 pour marquer le 25e anniversaire de son alyah, quand elle avait 13 ans, avec sa mère et sa grand-mère, survivante de l’Holocauste. A son arrivée, « n’importe où j’allais, on me demandait si j’étais russe. Je n’avais jamais été russe avant, j’étais juive et soviétique. Ce n’est qu’en Israël que je suis devenue russe. »

Ensuite, elle n’était qu’une petite fille, habillée modestement sur le chemin d’une école religieuse à Jérusalem. « J’avais de longs cheveux blonds ; évidemment j’avais l’air russe. Je marchais dans la rue Ben Yehuda, et on me traitait de pute russe », a-t-elle déclaré.

Aujourd’hui, en tant que femme politique russophone, elle entend toujours des insultes xénophobes. En décembre 2015, le député Menachem Mozes, membre du parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah, a parlé d’elle en déclarant « Ktenia, Svetlania, celle là, je ne sais pas comment elle s’appelle, Tania. »

Mais elle peut à présent utiliser le poids du système politique israélien pour répliquer.

Politicien est un gros mot

Selon le Bureau central des statistiques d’Israël, environ 900 000 immigrants de l’ancienne Union soviétique sont arrivés en Israël dans les années 1990, constituant le plus grand afflux d’immigration depuis le milieu des années 1950. Ces immigrants ont rejoint les 170 000 autres qui étaient arrivés d’Union soviétique dans les années 1970.

Aujourd’hui, il y a 1,3 million de citoyens israéliens russophones, et l’immigration des pays de l’ancienne Union soviétique est à nouveau à hausse.

Selon le Bureau central des statistiques, en 2015, 53 % des immigrants en Israël arrivent de l’ancienne Union soviétique, principalement d’Ukraine et de Russie, ce qui représente une hausse de 20 % par rapport à 2014 pour l’Ukraine, et de 44 % pour la Russie.

Dans un pays de huit millions d’habitants, la communauté russophone représente un bloc électoral puissant.

« Je n’ai jamais rêvé de faire de la politique. J’étais dégoûtée par tout ce qui se passait dans la politique israélienne. Beaucoup, dans notre génération, ont le sentiment que ce n’est pas un honneur de faire de la politique, c’est un gros mot », a déclaré Svetlova, ancienne journaliste. (Transparence totale : dans un autre poste, j’ai commandé et édité des articles de Svetlova, qui parle couramment quatre langues, et écrivait en anglais sur les communautés juives des pays arabes.)

Après 13 ans comme journaliste aux affaires arabes pour la Neuvième chaîne, télévision russophone d’Israël, Svetlova était un nom connu dans la communauté russophone. Avant les élections de 2014, elle a été approchée par plusieurs partis, mais n’a été tentée que quand Tzipi Livni, qu’elle admire, l’a abordée.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, entouré des députés de l'Union sioniste Ksenia Svetlova (à droite) et Yossi Yona, pendant une visite à Ramallah d'août 2016. (Crédit : Facebook)
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, entouré des députés de l’Union sioniste Ksenia Svetlova (à droite) et Yossi Yona, pendant une visite à Ramallah d’août 2016. (Crédit : Facebook)

Contrairement à beaucoup de politiciens russophones, dont ceux du parti communautaire Yisrael Beytenu du ministre de la Défense Avigdor Liberman, Svetlova n’est pas tenante d’une ligne dure.

Plutôt, comme l’a montré la visite du week-end dernier au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah, qu’elle a raconté sur Facebook (lien en hébreu), elle voit un partenaire pour la paix et exprime ouvertement son soutien à des négociations immédiates pour une solution à deux états.

En tant que journaliste, Svetlova a rencontré plusieurs responsables palestiniens et arabes, dont le fondateur de l’OLP [Organisation de libération de la Palestine] Yasser Arafat. En tant que politicienne, elle maintient de bonnes relations avec les dirigeants du Moyen Orient, dont des princes saoudiens, et, saluant leurs efforts pour la paix, exhorte le Premier ministre Benjamin Netanyahu à s’asseoir à la table des négociations.

« Les cimetières sont remplis de personnes qui se pensaient irremplaçables »
Svetlova à propos de Netanyahu

Et, tout en espérant vivement un changement de gouvernement, elle blâme Netanyahu pour ce qu’elle perçoit comme un mépris flagrant au monde juif non orthodoxe, pour son échec à fournir des incitations pour augmenter l’immigration vers Israël, et pour son échec à aider les immigrants de l’ancienne Union soviétique à sortir de la pauvreté.

Dans sa lutte pour maintenir sa coalition de droite et religieuse, Netanyahu a vendu les immigrants soviétiques et la Diaspora, a accusé Svetlova.

« Netanyahu n’est pas irremplaçable », a-t-elle déclaré, ajoutant un vieux proverbe russe : « les cimetières sont remplis de personnes qui se pensaient irremplaçables. »

Une politicienne non communautariste

Beaucoup de politiciens russophones, dont le directeur actuel de l’Agence juive, Natan Sharansky, sont entrés à la Knesset via un parti dédié aux causes russes. Svetlova, membre du plus grand parti de gauche, a pris une autre voie.

« Je ne crois pas aux partis communautaires. Nous sommes déjà assez divisés comme cela. Nous sommes Israéliens, nous ne sommes pas russes. Ce serait comme avoir un parti yéménite aujourd’hui, est-ce logique ? », a-t-elle demandé.

Mais de bien des manières, Svetlova est la défenseuse parfait pour l’électorat russe divers, dont les inquiétudes se centrent souvent autour de la réforme des retraites et de la liberté religieuse.

En août, elle a été désignée « meilleure députée russe » par le site d’informations israélien News1 (lien en hébreu), qui a annoncé que la récente députée de l’Union sioniste avait proposé plus de lois que tout autre député pour aider la communauté russophone.

Ksenia Svetlova, députée russophone de l'Union sioniste, le 22 février 2015. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Ksenia Svetlova, députée russophone de l’Union sioniste, le 22 février 2015. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Une partie de son travail est destinée aux 400 000 immigrants et enfants d’immigrants qui ne sont pas reconnus comme juifs par le rabbinat israélien. Ils ont immigré en Israël dans le cadre de la loi du retour, qui, selon la définition nazie de la judaïté, autorise l’alyah à quiconque a au moins un grand-parent juif. Aujourd’hui, entre 80 000 et 90 000 de ces citoyens, principalement des enfants d’immigrants, ont moins de 18 ans et grandissent en Israël.

En conséquence, même s’ils étaient considérés comme juifs dans leur pays d’origine, et célèbrent probablement les fêtes juives, vont dans des écoles juives, et servent au sein de l’armée israélienne en Israël, ces immigrants « non juifs » sont enregistrés comme « sans religion » sur leur carte d’identité, et ne peuvent pas se marier ni être enterré dans l’Etat.

« S’ils veulent se convertir, ils doivent subir les abus du rabbinat », a-t-elle déclaré, demandant « ce que cela veut dire que des citoyens d’Israël ne puissent pas se marier comme ils le souhaitent en Israël ? »

Svetlova, qui est juive selon la halakha [la loi juive], a déclaré qu’elle avait aussi été « très motivée » quand elle est arrivée à la Knesset pour travailler sur les sujets de religion et d’état parce qu’elle « connaît personnellement » les abus dont beaucoup souffrent entre les mains des autorités religieuses.

« Qu’est-ce que cela veut dire que des citoyens d’Israël ne puissent pas se marier comme ils le souhaitent en Israël ? »
Ksenia Svetlova

« Je suis une victime des tribunaux rabbiniques et je n’ai pas obtenu mon guet [divorce] pendant presque deux ans, a déclaré Svetlova. Je crois au pluralisme religieux, et j’aimerais voir une séparation entre la religion et l’Etat. Je pense que c’est possible et je connais plusieurs politiciens religieux qui pensent que ce serait bien pour la religion elle-même de ne pas être contaminée par la politique quotidienne. »

Habitant actuellement à Modiin avec sa mère, qui l’aide à élever ses jumelles, la jeune femme de 39 ans est fiancée avec un Israélien juif d’origine russe qui comme elle a eu du mal à divorcer.

« Je ne me marierai pas à nouveau en passant par le rabbinat. Mais j’aurai une cérémonie juive, à mes conditions », a-t-elle déclaré.

Se marier sans passer par le rabbinat, une tendance faible mais en hausse, n’est pas inhabituel pour la communauté russophone.

Un récent rapport du Bureau central des statistiques annonçait que 72 % des immigrants de l’ancienne Union soviétique déclaraient que leur groupe d’amis était majoritairement composé d’autres russophones. Parallèlement, 85 % ont le sentiment qu’Israël est leur foyer et 96 % disent vouloir rester ici.

Cependant, environ 67 % des immigrants soviétiques ont le sentiment que les Israéliens les perçoivent comme les « autres », comme « Russes », et pas Israéliens.

Une compagne de 2013 pour le parti ultra-orthodoxe séfarade Shas illustrait clairement ses moqueries perçues et fréquentes.

Un couple se tenait avec sa famille sous une houppa, avec un fax au premier plan. Le marié, né en Israël, interroge sa blonde fiancée russe sur le fax, étrangement positionné. Elle lui répond que « Beytenu » (une référence au parti de droite dure de Liberman) leur a donné comme cadeau de mariage, expliquant que pour obtenir ses papiers de conversion (« Tu n’es pas juive ?! »), il suffit de composer *giyur (conversion).

A la fin, la publicité ajoute : « pour préserver votre héritage, votez Shas ».

Pauvreté, manque de retraite, et politiques

La caissière de supermarché russe âgée et le garde de sécurité russe sont presque des archétypes dans la culture populaire israélienne. Mais pour ceux qui vivent avec moins de 500 dollars par moi, ce n’est pas un sujet de blague.

Bien que les jeunes immigrants de l’ancienne Union soviétique soient surreprésentés dans plusieurs professions (une étude du Bureau central des statistiques de 2015 [lien en hébreu] a montré que 17,5 % des russophones travaillent dans la santé et la médecine, contre 9,8 % des Israéliens), les personnes âgées de la communauté luttent.

Avant la dissolution de l’Union soviétique, beaucoup ont dû renoncer à leur nationalité et à leur retraite avant de partir. De même, jusqu’à récemment, les retraites israéliennes étaient basées sur le nombre d’années de travail, ce qui signifiait que les immigrés récents recevraient moins d’argent.

Aujourd’hui, même s’ils reçoivent une allocation de base de l’Assurance nationale, beaucoup de ceux qui ont passé toute leur vie adulte à travailler en Union soviétique doivent encore continuer à travailler en Israël pour se nourrir.

Avec la mort des personnes âgées, le problème se résout de lui-même : selon le bureau national des statistiques, en 2003, 21 % de la communauté russophone vivaient sous le seuil de pauvreté, contre 15 % en 2013 (et 11 % pour la population générale).

Liberman, à son arrivée récente dans la coalition gouvernementale, s’est assure 1,5 milliards de shekels supplémentaires (lien en hébreu) pour les retraites des immigrants, augmentait la pension mensuelle de l’Assurance nationale à un maigre 1 900 shekels par mois (450 euros).

Avigdor Liberman pendant sa prestation de serment de ministre de la Défense après l'approbation de sa nomination par la Knesset, le 30 mai 2016. (Crédit : département du porte-parole de la Knesset)
Avigdor Liberman pendant sa prestation de serment de ministre de la Défense après l’approbation de sa nomination par la Knesset, le 30 mai 2016. (Crédit : département du porte-parole de la Knesset)

Svetlova a le sentiment que Yisrael Beytenu, fondé il y a 17 ans et dirigé par Liberman, n’a pas apporté de solutions aux problèmes qui affligent la communauté russophone.

« Il a eu le poste de ministre de la Défense et nous devrions tous nous réjouir que ‘l’un des nôtres’ soit devenu ministre de la Défense »
Ksenia Svetlova

« Il a eu le poste de ministre de la Défense et nous devrions tous nous réjouir que ‘l’un des nôtres’ soit devenu ministre de la Défense. Je me préoccupe uniquement que le ministre de la Défense soit bon. C’est ma préoccupation principale, pas qu’il vienne de la communauté russe », a-t-elle déclaré.

Depuis qu’ils ont rejoint la coalition, pour les votes sur les questions de religion et d’Etat, les députés de Yisrael Beytenu, qui avaient proposé des lois similaires quand ils étaient dans l’opposition, quittent à présent la salle, a-t-elle déclaré. La réforme des retraites est, pour elle, trop tardive et trop peu importante.

« Ce n’est rien. Divisez par 300 000 Israéliens âges, et c’est une petite hausse. Nous avons besoin d’une vraie réforme, et de stabilité des pensions pour tous les Israéliens, anciens et nouveaux », a-t-elle déclaré. (Elle a précisé que l’Union sioniste travaille actuellement sur un projet de réforme totale.)

‘L’alyah devrait être notre première, deuxième et troisième priorité’

Pendant une récente réunion de la commission des affaires de la Diaspora de la Knesset, Svetlova, d’habitude d’humeur égale, a admonesté Sofa Landver, députée Yisrael Beytenu qui est ministre de l’Intégration depuis 2009, avec une interruption en 2015 – 2016 quand son parti ne faisait pas partie de la coalition.

« Bien sûr que je suis frustrée… Après que votre parti a été pendant plus ou moins 17 ans un partenaire crucial de la coalition, vous ne pouvez pas dire qu’il ne s’est rien passé et que nous avons besoin que ce nouveau gouvernement fasse des réformes. Vous devez assumer la responsabilité qu’il n’y ait pas eu de réforme », a déclaré la semaine dernière au Times of Israël Svetlova en parlant de Yisrael Beytenu.

Alors que l’antisémitisme augmente et que l’économie décline, les juifs de France, d’Ukraine et d’Afrique du Sud cherchent un nouvel endroit om s’installer. Il est temps, a-t-elle déclaré, de s’adapter et de créer une nouvelle sorte d’immigration, une alyah qui voit Israël comme plus attirant que les autres destinations possibles. « Nous savons que les choses ne sont pas faciles en France à présent. La communauté sud-africaine est fondamentalement assise sur ses valises. Alors faisons-les venir ici », a-t-elle déclaré.

Le président de l'Agence juive, Nathan Sharansky, et la ministre de l'Immigration et de l'Intégration, Sofa Landver, accueillent plus de 200 juifs français qui arrivent en Israël dans un vol spécial alyah de l'Agence juive, le 20 juillet 2016. (Crédit : Nir Kafri pour l'Agence juive pour Israël)
Le président de l’Agence juive, Nathan Sharansky, et la ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Sofa Landver, accueillent plus de 200 juifs français qui arrivent en Israël dans un vol spécial alyah de l’Agence juive, le 20 juillet 2016. (Crédit : Nir Kafri pour l’Agence juive pour Israël)

Les juifs français, par exemple, voient le Royaume-Uni et le Canada comme des alternatives viables à Israël, avec ses problèmes sécuritaires et ses difficultés économiques.

« Nous ne voulons pas qu’ils envisagent le Canada. Nous voulons qu’ils envisagent Israël, donc nous devons voter des lois qui autorisent plus d’avantages aux olim [immigrants], [et] pas seulement pour la première année d’alyah », a-t-elle déclaré.

Entre autres projets de loi en suspens, Svetlova a proposé de meilleures incitations fiscales, particulièrement pour ceux qui ont déjà une profession et une entreprise. Il sera voté en novembre.

« Le seul capital qu’a Israël, fondamentalement, est le capital humain. L’alyah doit être notre première, deuxième, et troisième priorité ; faire venir ici des personnes éduquées qui sont capables de contribuer à ce pays », a-t-elle déclaré.

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