25 % des résidents d’Ashkelon n’ont pas accès à un abri, déplore le maire
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25 % des résidents d’Ashkelon n’ont pas accès à un abri, déplore le maire

Les habitants de la ville se plaignent depuis des années que les bâtiments les plus anciens ne disposent pas de zones blindées et que les abris collectifs sont insuffisants

Une maison touchée par une roquette à Ashkelon, le 11 mai 2021. (Crédit : Flash90)
Une maison touchée par une roquette à Ashkelon, le 11 mai 2021. (Crédit : Flash90)

La controverse autour du manque d’abris à Ashkelon est toujours d’actualité, le maire de la ville affirmant que 25 % des résidents n’ont pas accès à une zone protégée lorsque des roquettes sont tirées sur la ville.

« C’est impossible lorsque la vie normale devient un état d’urgence en quelques minutes. Il est temps de frapper le Hamas et le Jihad islamique palestinien d’un coup dur », a déclaré Tomer Glam à la radio de l’armée. « Il y a des maisons des années 1960 où il n’y a pas de protection de base – il est temps que les responsables financiers et les décideurs comprennent ce qui se passe ici dans la ville. »

Plus tôt, un résident avait déclaré au même média que lorsque les sirènes retentissent, il s’en remettait au « Dôme de Fer et à la chance ».

Guy Mann, qui vit à Ashkelon près d’un bâtiment qui a été directement touché, a déclaré à la radio de l’armée que de nombreux habitants de la ville n’ont pas accès à des abris.

« J’ai été réveillé par une grosse explosion qui était extrêmement intense », a-t-il déclaré à la radio de l’armée. « La maison n’est pas protégée et il n’est pas réaliste de se rendre dans les abris du quartier, surtout lorsque les barrages sont aussi continus. Nous ne pouvons compter que sur le Dôme de fer [système de défense antimissile] et sur la chance. »

A LIRE : Réactions d’habitants d’Ashkelon aux roquettes des groupes terroristes de Gaza

Les habitants de la ville, en particulier ceux des quartiers sud, se plaignent depuis des années que les bâtiments les plus anciens ne disposent pas de zones blindées et que les abris collectifs sont insuffisants.

Selon l’armée, près de 200 roquettes ont été tirées vers Israël depuis la bande de Gaza dans la nuit de lundi à mardi matin, dont des dizaines ont été interceptées par le système de défense antimissile du Dôme de Fer.

Le système antimissile Iron Dome tire des missiles d’interception de roquettes tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, au dessus de la ville d’Ashkelon, dans le sud d’Israël, le 10 mai 2021. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)

L’armée affirme avoir effectué des frappes de représailles sur environ 130 cibles du Hamas dans la bande de Gaza, dont le domicile d’un haut commandant du groupe terroriste, le quartier général des services de renseignement du Hamas, deux tunnels d’attaque situés à proximité de la barrière de sécurité et des sites de production et de stockage de roquettes.

Ashkelon a été frappée par de multiples barrages de roquettes, dont un projectile qui a touché une maison aux premières heures de mardi, blessant six personnes, dont quatre membres d’une même famille. Le père a été grièvement blessé à la tête, tandis que sa femme et ses enfants âgés de 8 et 11 ans ont été légèrement blessés par des éclats d’obus.

Le groupe terroriste Hamas a revendiqué un barrage de roquettes à grande échelle sur la ville du sud d’Israël, tôt ce matin, en réponse à une frappe de l’armée israélienne sur un immeuble résidentiel civil près de la ville de Gaza.

Au moins un bâtiment d’Ashkelon a été directement touché.

Le Hamas a menacé, dans un communiqué, de « transformer Ashkelon en enfer » si l’armée continuent de viser des bâtiments civils à Gaza.

Des images de Gaza montrent qu’un immeuble d’habitation a été touché dans le camp d’al-Shati, près de la ville de Gaza.

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