32 partis en lice pour les élections de septembre, contre 47 en avril
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32 partis en lice pour les élections de septembre, contre 47 en avril

Les sondages suggèrent que seulement neuf partis ont des chances d'obtenir assez de voix pour franchir le seuil électoral et intégrer la Knesset

Benny Gantz, le chef du parti kakhol lavan, s'exprime devant la Commission centrale électorale à Jérusalem, le 1 août 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Benny Gantz, le chef du parti kakhol lavan, s'exprime devant la Commission centrale électorale à Jérusalem, le 1 août 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

A 47 jours du scrutin national du 17 septembre, les 32 partis qui vont se présenter aux élections, et leurs listes électorales, ont été enregistrés devant la Commission centrale électorale.

Les portes de la Commission ont été ouvertes mercredi pour les partis qui souhaitent présenter une liste à la Knesset, et elle a fermé ses portes jeudi à minuit.

Le total de 32 partis est en baisse par rapport aux dernières élections, où il y avait eu un record de 47 partis enregistrés pour le vote du 9 avril. Ce nombre réduit s’explique notamment par les fusions entre différents partis après plusieurs semaines de négociations.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu conduit la liste de son parti du Likud, suivi par le président de la Knesset Yuri Edelstein, le ministre des Affaires étrangères Yisrael Katz, le ministre des Affaires stratégiques Gilad Erdan, et le ministre des Finances Moshe Kahlon, dont le parti Kulanu a fusionné avec le Likud en mai, se trouvait en 5e position. Gideon Saar, Miri Regev, Yariv Levin, Yoav Galant et Nir Barkat occupent les cinq places suivantes.

La liste électorale présentée par Kakhol lavan est presque identique à celle soumise pour les élections d’avril, les changements ne portant que suyr l’ordre des candidats en-dessous de la 30e position sur la liste. Benny Gantz, Yair Lapid, Moshe Yaalon et Gabi Ashkenazi occupent les quatre premières places.

Lapid, qui a fusionné son parti Yesh Atid avec l’alliance Hossen LeYisrael de Gantz pour former le parti kakhol lavan avant les dernières élections en avril, doit prendre le poste de Premier ministre à Gantz à la moitié du mandat dans un accord de rotation, si Kakhol lavan forme le prochain gouvernement.

Le Likud et Kakhol lavan devraient dominer le vote, avec des sondages les plaçant autour des 30 sièges chacun, environ les mêmes résultats qu’en avril.

Le parti nouvellement formé de la Droite unie, une fusion e ‘HaYamin HaHadash et de l’Union des partis de droite, est dirigé par l’ancienne ministre de la Justice et chef d’HaYamin HaHadash Ayelet Shaked, suivie par Rafi Peretz et Bezalel Smotrich de l’Union des partis de droite, avec l’ancien président de HaYamin HaHadash Naftali Bennet en quatrième position. Les derniers sondages indiquent qu’il pourrait obtenir environ 11 sièges.

La président de la nouvelle droite Ayelet Shaked parle à des journalistes dans l’implantation cisjordanienne d’Efrat, le 22 juillet 2019. (Gershon Elinson/Flash90)

Ayman Odeh, Mtanes Shihadeh, Ahmad Tibi et Mansour Abbas conduisent la Liste arabe unie récemment reformée, qui obtiendrait autour de 11 sièges.

Au centre gauche de l’échiquier politique et annoncée à 6 sièges dans les sondages, la liste travailliste-Gesher est emmenée par le chef du parti travailliste Amir Peretz, suivi par Orly Levy-Abekasis de Gesher, et par Itzik Shmuli et Merav Michaeli du parti travailliste.

Nitzan Horowitz, du Meretz conduit la liste du Camp démocratique, suivi par l’ancienne députée travailliste Stav Shaffir, Yair Golan du Parti démocrate israélien et Meretz de Tamar Zandberg. L’ancien Premier ministre Ehud Barak a été placé en 10e position sur la liste. L’alliance devrait obtenir environ neuf sièges.

Avidgor Liberman, qui a aidé à précipiter les prochaines élections en refusant de rejoindre une coalition dirigée par Netanyahu, conduit le parti Yisrael Beytenu, qui pourrait bien être le faiseur de rois entre les différents blocs, puisqu’il est annoncé à 10 ou 11 sièges.

Le parti religieux séfarade Shas va de nouveau se présenter sous la direction du chef du parti Aryeh Deri, et le parti homologue ashkénaze Yahadout HaTorah sera toujours dirigé par Yaakov Litzman. Les partis devraient obtenir, à eux deux, 13 sièges.

La plupart des sondages montrent qu’aucun autre parti, à part ces neuf formations politiques, n’est susceptible de rassembler assez de soutien pour entrer à la Knesset. Cela comprend le parti d’extrême droite Otzma Yehudit et le parti Zehut de Moshe Feiglin.

Le parti kahaniste Otzma Yehudit a été soumis à une énorme pression pour joindre ses forces à la Droite unie, mais, au final, il a déposé sa propre liste. La liste des candidats est dirigée par Itamar Ben Gvir, suivi par le porte-parole de Kahane et le chef de la communauté de Hébron Baruch Marzel.

On retrouve ensuite sur la liste la militante Adva Biton, dont la fille a été tué après une attaque terroriste en Cisjordanie en 2013, le directeur général Otzma Yehudit Yitzhak Wasserlauf, et Benzi Gopstein, qui dirige le groupe Lehava contre les mariages inter-religieux.

Les négociations concernant les dépôts de listes ont duré jusqu’à la dernière minute, notamment les tentatives de faire fusionner la liste du parti Otzma Yehudit avec la Droite unie nouvellement formée.

La pression pour parvenir à un accord a continué jusqu’au dernier moment, avec le chef du parti Ben Gvir qui a déclaré que Netanyahu lui avait demandé d’attendre un petit peu, parce que le Premier ministre poussait pour une fusion avec l’argument que les voix de droite pourraient être gâchées si Otzma Yehudit, dont le nom signifie « Force juive », ne parvenait pas à franchir le seuil électoral.

On a également assisté jeudi à la fin des espoirs de voir une grande union de gauche composée du Camp démocratique – lui-même composé d’une fusion entre Meretz, le Parti démocrate israélien et Shaffir – et le partenariat récemment annoncé entre les travaillistes et Gesher.

La présidente du parti Gesher, Orly Levy-Abekasis (à gauche), et le président du Parti travailliste, Amir Peretz, ont annoncé leur fusion aux élections de septembre, à Tel Aviv, le 18 juillet 2019. (Roy Alima / Flash90)

Malgré des critiques internes importantes pour sa décision, le chef nouvellement élu du parti travailliste, Peretz a choisi de se présenter indépendamment du Camp démocratique, et en affichant le parti travailliste comme une formation socio-économique de gauche, moins focalisée sur les questions diplomatiques et de paix.

Voici la liste de tous les partis inscrits aux élections, dans leur ordre d’inscription :

1. The Da’am: Economie verte – Un Etat
2. Leadership social
3. Force économique
4. Yisrael Beytenu
5. Zechuyoteinu Bekoleinu (“Nos droits sont dans notre voix »)
6. Zehut
7. Rouge Blanc non corrompu
8. Parti Pirate
9. Mitkademet
10. The Gush Hatanachi (Bloc biblique)
11. Shas
12. Justice, dirigé par Avi Yalou
13. Kama
14. Kavod HaAdam
15. Yahadout HaTorah
16. Respect et Egalité
17. Parti démocratie
18. Noam
19. Kakhol lavan
20. Frères d’Israël pour la Justice sociale
21. Seder Hadash
22. Likud
23. Unité populaire
24. Camp démocratique
25. Tzomet
26. Ichud Bnei HaBrit
27. Liste arabe unie
28. Otzma Yehudit
29. Droite laïque
30. Tzafon
31. Droite unie
32. Parti travailliste-Gesher

Le parti Kama (Avance des droits individuels) est dirigé par quatre femmes du chef de la secte polygame, Daniel Ambash, qui a été condamné pour abus sadiques sur des membres sa famille il y a six ans. La plupart de ses femmes n’ont jamais renoncé à Ambash, un Juif ultra-orthodoxe de Breslev. Elles vivent toujours ensemble, se voient comme ses femmes et le vénèrent. Aderet Ambash, la présidente du nouveau parti pro-polygamie, a déclaré que la nouvelle faction cherche à empêcher le gouvernement d’intervenir dans les vies privées des Israéliens.

Un parti politique visant à libérer Yigal Amir, l’homme qui a tué le Premier ministre Yitzhak Rabin lors d’une manifestation pour la paix il y a près de 24 ans, ne s’est finalement pas inscrit. On ne sait pas précisément pourquoi le parti, Nura Deliba, n’a pas déposé de liste.

Orly Adas, la directrice de la Commission centrale électoral, avait déclaré à la Treizième chaîne qu’il n’y a pas de précédent juridique pour interdire à un parti de s’inscrire aux élections, mais que le comité de la Knesset essayerait de l’en empêcher.

La tentative de former ce parti, dont le nom signifie « le feu du cœur » en araméen, a été condamnée par Peretz du parti travailliste, qui a dit que la célébration par le parti de l’assassinant du Premier ministre Travailliste « franchissait une ligne rouge ».

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