6 morts, dont 2 du Jihad islamique, dans des frappes israéliennes près de Damas
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6 morts, dont 2 du Jihad islamique, dans des frappes israéliennes près de Damas

Les forces israéliennes ont aussi bombardé dans la nuit des positions du Jihad islamique dans la bande de Gaza au terme d'une journée tendue dans cette enclave

Des explosions sont observées dans le ciel de Damas alors que l'armée syrienne tire des missiles anti-aériens sur des cibles lors d'une attaque attribuée à Israël, le 6 février 2020. (SANA)
Des explosions sont observées dans le ciel de Damas alors que l'armée syrienne tire des missiles anti-aériens sur des cibles lors d'une attaque attribuée à Israël, le 6 février 2020. (SANA)

Six combattants pro-régime, dont deux membres du mouvement terroriste palestinien du Jihad islamique, ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans des frappes israéliennes près de Damas, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Il s’agit de quatre combattants pro-iraniens, dont un Syrien, a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane.

L’armée israélienne avait annoncé plus tôt avoir lancé une série de frappes sur des positions du Jihad islamique en Syrie, après une pluie de roquettes tirées par ce groupe terroriste islamiste depuis Gaza.

Peu avant minuit heure locale, une correspondante de l’AFP à Damas a entendu plusieurs explosions successives et très fortes. L’agence de presse syrienne Sana a publié des images montrant des explosions lumineuses dans le ciel noir.

« L’aviation militaire israélienne (…) a visé les environs de Damas avec plusieurs salves de missiles », a indiqué une source militaire syrienne citée par Sana.

« En représailles (à des tirs de roquettes), des avions de combat de l’armée israélienne ont bombardé des cibles du Jihad Islamique au sud de Damas », a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué diffusé après minuit.

Les forces israéliennes sont souvent accusées par les autorités syriennes de mener des frappes en Syrie, mais elles revendiquent rarement des bombardements chez le voisin syrien, qu’elles accusent d’héberger des éléments qui lui sont hostiles comme le mouvement terroriste chiite libanais du Hezbollah, les forces iraniennes Al-Qods, et le Jihad islamique palestinien.

La « majorité » des missiles israéliens ont été « détruits avant d’atteindre leurs cibles » tandis que d’autres ont été déviés de leur trajectoire, selon la source militaire citée par l’agence Sana.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui suit de près l’évolution du conflit en Syrie, a évoqué des frappes aériennes « près de l’aéroport international de Damas » visant « des positions des Gardiens de la révolution iraniens », armée idéologique de la République islamique d’Iran, mais aussi « des positions du Jihad islamique » palestinien.

Les forces israéliennes ont aussi bombardé dans la nuit des positions du Jihad islamique dans la bande de Gaza au terme d’une journée tendue dans cette enclave. Ces bombardements ont fait quelques blessés, selon des responsables à Gaza.

L’armée israélienne avait ouvert le feu dimanche matin sur « deux terroristes » qui « tentaient de placer un engin explosif à proximité » de la barrière séparant Israël de Gaza, contrôlé par le Hamas qui bénéficie depuis près d’un an d’un accord de trêve avec l’Etat hébreu contrairement au Jihad islamique, le deuxième plus important groupe terroriste islamiste de Gaza, d’où Israël s’est retiré il y a une quinzaine d’années.

Israël a éliminé l’un des deux terroristes. Appelant à venger l’un de ses « martyrs », le Jihad islamique a lancé plus d’une vingtaine de roquettes vers Israël, dont certaines ont été interceptées par le bouclier antimissile israélien Dôme de Fer selon les autorités locales. Selon l’armée israélienne, ces tirs n’ont fait aucun blessé en Israël.

Du point de vue israélien, « le risque d’une escalade (militaire) à Gaza cette année est de plus de 50 % », a indiqué une source proche du dossier.

De manière préventive, quelque 65 000 élèves ont été sommés de rester à la maison lundi matin dans des villes israéliennes jouxtant la bande de Gaza, les trains ont été annulés entre les villes d’Ashkelon et Beer Sheva, et plusieurs routes sont fermées dans le sud du pays.

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