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93 % des bâtiments à risque s’effondreraient en cas de fort séisme en Israël

Le rapport du Contrôleur de l’État indique qu'en dépit de multiples mises en garde, les 1 200 maisons et 54 écoles fragilisées, dans le nord-est d’Israël, n'ont pas été renforcées

Les dégâts causés à des habitations à Tibériade, dans le nord d’Israël, après les tremblements de terre qui ont secoué la région, 9 juillet 2018. (Crédit : David Cohen/Flash90/Archives)
Les dégâts causés à des habitations à Tibériade, dans le nord d’Israël, après les tremblements de terre qui ont secoué la région, 9 juillet 2018. (Crédit : David Cohen/Flash90/Archives)

On estime que 93 % des constructions dans le nord-est d’Israël, considérées comme les plus à risque, s’effondreraient en cas de fort tremblement de terre, a fait savoir le Contrôleur de l’État, Matanyahu Englman, dans un rapport publié mardi, un mois après le puissant séisme qui a tué plus de 50 000 personnes en Turquie et en Syrie.

Les 1 208 bâtiments qui auraient du faire, dès 2018, l’objet de travaux urgents sont situés à proximité du Grand Rift – zone très sujette aux tremblements de terre –, dans des villes et villages tels que Tibériade, Safed, Beit Shean, Kiryat Shmona et Hatzor Haglilit.

Malgré des mises en garde répétées, la grande majorité d’entre eux n’ont toujours pas été renforcés.

Sur les 54 écoles elles aussi concernées, seules 38 – soit 70 % – ont été modernisées, selon le Contrôleur.

Le coût des travaux requis dans les cinq municipalités du nord a été estimé à 2,3 milliards de shekels.

Le rapport estime qu’au rythme actuel, il faudrait des dizaines d’années pour rendre l’ensemble des constructions à risque résistantes aux séismes.

Englman a demandé au gouvernement de faire davantage pour préparer le pays à l’éventualité d’un tremblement de terre, en particulier dans les communautés proches de la ligne de faille.

« Plutôt que d’attendre les conclusions d’un comité d’enquête après une énième catastrophe, il serait préférable de faire le nécessaire maintenant », a-t-il déclaré.

Le contrôleur d’État Matanyahu Englman photographié lors de la conférence Calcalist à Tel Aviv, le 31 décembre 2019. (Miriam Alster/Flash90)

Depuis le tremblement de terre de forte magnitude qui a frappé la Turquie et la Syrie début février, Israël a enregistré une forte augmentation de l’activité sismique sur son territoire, et plus généralement dans la région, avec plusieurs petites secousses enregistrées ces quatre dernières semaines.

Le dernier tremblement de terre majeur dans la région a eu lieu en 1927 : de magnitude 6,2, il a coûté la vie à 500 personnes et en a blessé 700 autres. Les sismologues estiment que de tels tremblements de terre se produisent dans cette zone chaque siècle.

Des chercheurs de l’Université de Tel Aviv ont publié une étude en 2020 estimant qu’un tel tremblement de terre, suffisamment important pour faire des centaines de victimes, frapperait probablement le pays sous peu.

Le chef du comité gouvernemental de préparation sismique a récemment rappelé aux députés que les grandes villes n’étaient pas bien préparées à un tremblement de terre de grande ampleur.

Un rapport plus ancien du Contrôleur avait révélé que quelque 600 000 bâtiments en Israël n’étaient pas aux normes anti-sismiques.

Dimanche, les autorités israéliennes chargées des réponses d’urgence ont lancé un exercice de quatre jours pour simuler la réception de tonnes d’aide humanitaire venues de 18 pays ainsi que de l’Union européenne (UE) et des Nations unies, suite à un séisme dévastateur.

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