À l’ONU, Le ministre égyptien des Affaires étrangères accuse Israël de « génocide »
Badr Abdelatty a parlé "d'agression gratuite" et a déclaré que Jérusalem avait une "idéologie extrémiste" allant à l'encontre de l'objectif de l'ONU et qu'elle déstabilisait la région
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Dans un discours prononcé samedi devant l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a accusé Israël de perpétrer un « génocide » à Gaza et de mener une politique « d’agression gratuite » au Moyen-Orient.
Abdelatty, qui avait déjà accusé Israël de génocide, a déclaré que Jérusalem avait une « idéologie extrémiste » et qu’elle déstabilisait la région, allant à l’encontre de l’objectif de l’ONU.
« L’occupation israélienne se poursuit, le génocide qui se déroule aujourd’hui dans la bande de Gaza prive le peuple palestinien de ses droits légitimes, notamment celui d’établir son État indépendant. Tout discours sur la paix et la sécurité dans la région est donc vide de sens », a-t-il poursuivi.
« Israël ne peut pas être en sécurité lorsque les autres ne le sont pas. La région ne peut pas connaître la stabilité sans un État palestinien indépendant. »
Dans son discours, qui portait principalement sur Israël, Abdelatty a condamné la récente frappe israélienne visant des dirigeants du groupe terroriste palestinien du Hamas au Qatar, et a accusé Israël de violer la souveraineté de la Syrie et du Liban, où l’armée israélienne a déployé des troupes dans les zones frontalières. Il a également accusé Israël de mener une politique de « famine systématique » à Gaza.
Israël a catégoriquement rejeté l’accusation de « génocide » à Gaza et réfute l’existence d’une situation d’inanition généralisée dans la bande de Gaza, affirmant prendre des mesures pour éviter les victimes civiles et faciliter l’acheminement de l’aide.
Abdelatty, dont le pays a joué le rôle de médiateur dans les négociations de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, a salué le plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Ce plan prévoit la libération de tous les otages israéliens, le retrait du Hamas du pouvoir et l’ouverture d’une voie politique vers un État palestinien.
Il a réitéré l’engagement de l’Égypte à ne pas tolérer le déplacement forcé des Palestiniens de Gaza.
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