Abbas prévient qu’il n’acceptera pas les « diktats » américains
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Abbas prévient qu’il n’acceptera pas les « diktats » américains

Le président de l'Autorité palestinienne affirme aux élus démocrates du Congrès américain en visite à Ramallah son soutien à la solution à deux États

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'adresse à des élus démocrates de la Chambre des représentants américaine, le 7 août 2019 à Ramallah. (Crédit : Wafa)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'adresse à des élus démocrates de la Chambre des représentants américaine, le 7 août 2019 à Ramallah. (Crédit : Wafa)

Le président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, a déclaré à la délégation d’élus démocrates du Congrès américain qu’il n’acceptera pas les « diktats » américains, a rapporté mardi Wafa, l’agence de presse officielle de l’AP.

Les 41 parlementaires, dont le leader de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Steny Hoyer, sont arrivés mardi en Israël dans le cadre d’un déplacement organisé par l’American Israel Education Foundation, une fondation liée à l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), une ONG basée à Washington qui œuvre au rapprochement entre les États-Unis et Israël.

Abbas a souligné son « rejet des décisions et diktats américains concernant Jérusalem, les réfugiés, les frontières et la sécurité », d’après Wafa.

Depuis 2017, l’administration Trump suscite la colère de Ramallah en ayant reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël et en y ayant installé l’ambassade américaine, en ayant coupé les aides versées à l’agence onusienne soutenant les réfugiés palestiniens (UNRWA) et en fermant le bureau représentatif de l’OLP à Washington.

Abbas a également affirmé son soutien à une solution à deux États « d’après les résolutions de légitimité internationale », a ajouté Wafa.

Les Palestiniens font fréquemment valoir qu’il s’agit de la seule solution au conflit israélo-palestinien.

Les envoyés de Trump pour la paix au Moyen-Orient évitent, eux, de la soutenir.

En mai, l’un d’entre eux, Jared Kushner, a déclaré au Washington Institute for Near East Policy, un think-tank américain : « Si vous dites ‘deux États’, cela veut dire une chose pour les Israéliens et une autre pour les Palestiniens. Nous pensons qu’il ne faut pas utiliser ce terme. Tentons juste de déterminer ce que cela implique précisément ».

Jared Kushner, (à gauche), rencontre le président de l’Autorité palestinienne Abbas à Ramallah, le 21 juin 2017. (Bureau de presse de l’AP).

Lors de leur rencontre avec le chef de l’AP, les élus du Congrès ont souligné leur « soutien entier » à la solution à deux États et à la paix, a rapporté Wafa.

Les parlementaires ont également rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu mercredi et doivent s’entretenir avec le chef de l’opposition, Benny Gantz.

Abbas a également soutenu qu’Israël ne respectait pas les accords signés avec les Palestiniens et qu’il « insistait pour les détruire, un fait qui a poussé le leadership palestinien à décider de suspendre » leur application, d’après l’agence de presse.

Le responsable palestinien a en effet annoncé fin juillet que les Palestiniens ne respecteraient plus ces accords et qu’ils commenceraient à mettre en place les mécanismes nécessaires pour cela.

Ce n’est pas la première fois que l’Autorité palestinienne brandit une telle menace, mais n’a jusqu’à présent que peu agi en ce sens.

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