Abbas rejette toute solution « régionale » au conflit israélo-palestinien
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Abbas rejette toute solution « régionale » au conflit israélo-palestinien

Le chef de l'AP a encore évoqué la question des implantations israéliennes, comme étant le principal obstacle à la paix, - ce qu'Israël réfute

Mahmoud Abbas à la Ligue arabe au Caire (Crédit : Mohamed El-Shahed/AFP)
Mahmoud Abbas à la Ligue arabe au Caire (Crédit : Mohamed El-Shahed/AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a affirmé mercredi refuser toute solution « dans un cadre régional » ou « temporaire » au conflit israélo-palestinien, devant les chefs d’Etat arabes réunis en Jordanie.

De nombreux responsables israéliens plaident pour un règlement régional à l’un des plus vieux conflits du monde. Ils défendent notamment une reconnaissance de l’Etat hébreu par les pays arabes avant de reprendre langue avec les Palestiniens.

Ce processus est l’exact inverse de l’initiative de paix sur laquelle s’appuie depuis 2002 la diplomatie arabe. Elle prévoit une reconnaissance d’Israël par l’ensemble des membres de la Ligue arabe une fois obtenue la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, c’est-à-dire la fin de « l’occupation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est. »

Abbas a redit son attachement à cette initiative, jugeant que « les solutions temporaires ou intégrées dans un cadre régional » étaient « inefficaces ».

Il a également évoqué la question des implantations israéliennes, comme étant le principal obstacle à la paix. Israël rejette cette idée, affirmant que le conflit ne date pas de 1967.

Vendredi, l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, avait estimé qu’Israël n’avait pris « aucune mesure » pour se conformer à la résolution [2334] de l’ONU adoptée fin décembre condamnant les implantations et dénoncée par l’administration Trump.

Nickolay Mladenov en 2013 (Crédit : ONU/Marco Castro)
Nickolay Mladenov en 2013 (Crédit : ONU/Marco Castro)

Abbas a rencontré mardi l’envoyé de Donald Trump, Jason Greenblatt, quelques jours avant sa visite à la Maison Blanche, où sont également attendus prochainement le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

« Toutes ces rencontres auront un impact positif sur la question palestinienne », a-t-il prédit, à l’instar de son envoyé Husam Zomlot.

Greenblatt, représentant spécial en charge des négociations internationales, a qualifié de « très positive » la rencontre de mardi.

Les Palestiniens souhaitent que les dirigeants arabes leur apportent un soutien clair et uni qu’ils pourront faire valoir face à Trump, qui ne semble pas particulièrement attaché à la solution à deux Etats.

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