Rechercher
Analyse

Abou Dhabi verse 100 millions de dollars au Conseil de Paix – sources

C’est la plus importante somme reçue à ce jour par l’organe de supervision dirigé par Washington, alors que la guerre avec l’Iran contraint les pays à redéfinir leurs priorités budgétaires

Jacob Magid

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Des agents de la « police » du Hamas, dans les rues de la bande de Gaza, en mars 2026. (Crédit : Ministère de l'Intérieur du Hamas ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Des agents de la « police » du Hamas, dans les rues de la bande de Gaza, en mars 2026. (Crédit : Ministère de l'Intérieur du Hamas ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Les Émirats arabes unis ont transféré ces derniers jours 100 millions de dollars au Conseil de Paix afin de financer un contrat destiné à former une nouvelle force de police palestinienne pour Gaza, ont indiqué cette semaine un responsable américain et un diplomate du Moyen-Orient au Times of Israel.

Il s’agit du montant le plus important reçu à ce jour par le Conseil de Paix depuis l’annonce, en février, de 17 milliards de dollars de promesses de dons lors d’une conférence qui avait été organisée par le président américain Donald Trump.

Même si moins de 1 % de cette somme a effectivement été versé jusqu’à présent, le Conseil de Paix a rejeté les affirmations qui ont laissé entendre qu’il ferait face à des difficultés financières. Une source proche du dossier a indiqué que l’instance internationale dirigée par les États-Unis, qui est chargée de superviser la gestion de l’après-guerre à Gaza, ne cherchait pas à percevoir tout de suite l’ensemble des fonds promis, préférant mobiliser les contributions au fur et à mesure des besoins.

La création d’une force de police palestinienne est considérée comme une priorité majeure par le Conseil de Paix, qui cherche à mettre en place de nouvelles structures de gouvernance et de sécurité afin de remplacer progressivement le groupe terroriste palestinien du Hamas et l’armée israélienne dans la bande de Gaza.

Cette future force de police devrait être placée sous l’autorité du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), l’organe composé des technocrates palestiniens qui ont été chargés de gouverner l’enclave après la guerre.

Mais trois mois après sa création, le NCAG n’est toutefois toujours pas entré dans la bande de Gaza, le Conseil de Paix semblant déterminé à obtenir d’abord l’accord du Hamas sur un cadre de désarmement.

Ali Shaath, le haut responsable du Comité national pour l’administration de Gaza, signe la déclaration de mission du comité sur une photo publiée sur son compte X, le 17 janvier 2026. (Ali Shaath/X)

La proposition prévoit que cette nouvelle force de police de Gaza participera à la collecte des armes dans la bande de Gaza. Les discussions à ce sujet sont toutefois au point mort, le Hamas accusant Israël de ne pas respecter les termes de la première phase du cessez-le-feu qui a mis fin à deux ans de guerre dans l’enclave.

En février, le NCAG a commencé à recruter des candidats pour la nouvelle force. L’envoyé du Conseil de Paix pour Gaza, Nickolay Mladenov, a indiqué que plusieurs milliers de Palestiniens avaient rapidement déposé leur candidature.

Les Palestiniens ayant précédemment travaillé comme fonctionnaires au sein du Hamas ont été autorisés à postuler, mais ils devront se soumettre à un contrôle de sécurité du Shin Bet pour être approuvés, avait déclaré en mars au Times of Israel un diplomate arabe.

Selon le responsable américain et le diplomate du Moyen-Orient, les recrues devraient être formées en Égypte et en Jordanie, tandis qu’une société de sécurité émiratie serait chargée de constituer une force d’environ 27 000 agents.

Pour en savoir plus : Le Conseil de Paix n’exigera pas d’Israël qu’il respecte le cessez-le-feu si le Hamas ne désarme pas

Le Conseil de Paix a refusé de commenter officiellement ces informations.

La décision prise par Abou Dhabi de procéder à ce transfert montre que les Émirats restent déterminés à jouer un rôle dans la gestion de l’après-guerre à Gaza, même si leurs priorités nationales devraient évoluer après la récente guerre contre la République islamique d’Iran, au cours de laquelle ils ont subi une grande partie des attaques lancées par Téhéran contre Israël et ses voisins du Golfe.

Un Palestinien récupère un colis d’aide humanitaire fourni par les Émirats arabes unis, largué par parachute à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, mardi 19 août 2025. (Crédit : AP Photo/Abdel Kareem Hana)

Les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie saoudite et le Koweït se sont chacun engagés à verser au moins un milliard de dollars au Conseil de Paix. En dehors d’Abou Dhabi, seul le Maroc a jusqu’à présent honoré sa promesse en transférant plusieurs millions de dollars, selon les deux responsables.

Les Émirats ont également été le principal contributeur étranger à l’aide humanitaire destinée à Gaza pendant la guerre, fournissant près de la moitié de l’aide parvenue dans l’enclave.

Le Conseil de Paix tente par ailleurs de mettre sur pied une autre structure : la Force internationale de stabilisation (ISF), destinée à remplacer progressivement Tsahal à Gaza et à assurer la sécurité du territoire.

L’Indonésie, l’Albanie, le Kazakhstan et le Kosovo ont chacun promis de fournir des troupes à cette mission, mais aucun déploiement n’a encore eu lieu, même à des fins d’entraînement.

Les États-Unis semblent néanmoins toujours engagés dans cette initiative. Donald Trump a récemment signé un décret autorisant la vente d’« articles et services de défense » américains au Conseil de Paix, des équipements qui seraient destinés à armer l’ISF.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.