Abou Dhabi verse 100 millions de dollars au Conseil de Paix – sources
C’est la plus importante somme reçue à ce jour par l’organe de supervision dirigé par Washington, alors que la guerre avec l’Iran contraint les pays à redéfinir leurs priorités budgétaires
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Les Émirats arabes unis ont transféré ces derniers jours 100 millions de dollars au Conseil de Paix afin de financer un contrat destiné à former une nouvelle force de police palestinienne pour Gaza, ont indiqué cette semaine un responsable américain et un diplomate du Moyen-Orient au Times of Israel.
Il s’agit du montant le plus important reçu à ce jour par le Conseil de Paix depuis l’annonce, en février, de 17 milliards de dollars de promesses de dons lors d’une conférence qui avait été organisée par le président américain Donald Trump.
Même si moins de 1 % de cette somme a effectivement été versé jusqu’à présent, le Conseil de Paix a rejeté les affirmations qui ont laissé entendre qu’il ferait face à des difficultés financières. Une source proche du dossier a indiqué que l’instance internationale dirigée par les États-Unis, qui est chargée de superviser la gestion de l’après-guerre à Gaza, ne cherchait pas à percevoir tout de suite l’ensemble des fonds promis, préférant mobiliser les contributions au fur et à mesure des besoins.
La création d’une force de police palestinienne est considérée comme une priorité majeure par le Conseil de Paix, qui cherche à mettre en place de nouvelles structures de gouvernance et de sécurité afin de remplacer progressivement le groupe terroriste palestinien du Hamas et l’armée israélienne dans la bande de Gaza.
Cette future force de police devrait être placée sous l’autorité du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), l’organe composé des technocrates palestiniens qui ont été chargés de gouverner l’enclave après la guerre.
Mais trois mois après sa création, le NCAG n’est toutefois toujours pas entré dans la bande de Gaza, le Conseil de Paix semblant déterminé à obtenir d’abord l’accord du Hamas sur un cadre de désarmement.
La proposition prévoit que cette nouvelle force de police de Gaza participera à la collecte des armes dans la bande de Gaza. Les discussions à ce sujet sont toutefois au point mort, le Hamas accusant Israël de ne pas respecter les termes de la première phase du cessez-le-feu qui a mis fin à deux ans de guerre dans l’enclave.
En février, le NCAG a commencé à recruter des candidats pour la nouvelle force. L’envoyé du Conseil de Paix pour Gaza, Nickolay Mladenov, a indiqué que plusieurs milliers de Palestiniens avaient rapidement déposé leur candidature.
Les Palestiniens ayant précédemment travaillé comme fonctionnaires au sein du Hamas ont été autorisés à postuler, mais ils devront se soumettre à un contrôle de sécurité du Shin Bet pour être approuvés, avait déclaré en mars au Times of Israel un diplomate arabe.
Selon le responsable américain et le diplomate du Moyen-Orient, les recrues devraient être formées en Égypte et en Jordanie, tandis qu’une société de sécurité émiratie serait chargée de constituer une force d’environ 27 000 agents.
Pour en savoir plus : Le Conseil de Paix n’exigera pas d’Israël qu’il respecte le cessez-le-feu si le Hamas ne désarme pas
Le Conseil de Paix a refusé de commenter officiellement ces informations.
La décision prise par Abou Dhabi de procéder à ce transfert montre que les Émirats restent déterminés à jouer un rôle dans la gestion de l’après-guerre à Gaza, même si leurs priorités nationales devraient évoluer après la récente guerre contre la République islamique d’Iran, au cours de laquelle ils ont subi une grande partie des attaques lancées par Téhéran contre Israël et ses voisins du Golfe.
Les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie saoudite et le Koweït se sont chacun engagés à verser au moins un milliard de dollars au Conseil de Paix. En dehors d’Abou Dhabi, seul le Maroc a jusqu’à présent honoré sa promesse en transférant plusieurs millions de dollars, selon les deux responsables.
Les Émirats ont également été le principal contributeur étranger à l’aide humanitaire destinée à Gaza pendant la guerre, fournissant près de la moitié de l’aide parvenue dans l’enclave.
Le Conseil de Paix tente par ailleurs de mettre sur pied une autre structure : la Force internationale de stabilisation (ISF), destinée à remplacer progressivement Tsahal à Gaza et à assurer la sécurité du territoire.
L’Indonésie, l’Albanie, le Kazakhstan et le Kosovo ont chacun promis de fournir des troupes à cette mission, mais aucun déploiement n’a encore eu lieu, même à des fins d’entraînement.
Les États-Unis semblent néanmoins toujours engagés dans cette initiative. Donald Trump a récemment signé un décret autorisant la vente d’« articles et services de défense » américains au Conseil de Paix, des équipements qui seraient destinés à armer l’ISF.
... alors c’est le moment d'agir ! Le Times of Israël vous fournit chaque jour les informations qui vous intéressent. Qu'il s'agisse de la politique, de la high-tech en Israël, de l'enseignement de la Shoah, des Juifs de Diaspora ou bien encore de l'archéologie, de la culture et de l'environnement en Israël : nous tâchons toujours de couvrir un large spectre des sujets qui vous concernent, alors si vous le pouvez, aidez-nous à continuer à vous offrir ce contenu de qualité indispensable, surtout depuis le 7-Octobre.
la Communauté du Times of Israël !







