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Accident d’hélicoptère meurtrier : Le dispositif de flottaison mis en cause

Selon un reportage, les enquêteurs pensent que ce dispositif a été défaillant et qu'un court-circuit a ôté toute capacité aux pilotes de contrôler l'appareil pendant sa chute

Les soldats israéliens recherchent des pièces d'un hélicoptère qui s'est abîmé en mer, au large de Haïfa, dans le nord d'Israël, le 4 janvier 2022. (Crédit : Shir Torem/Flash90)
Les soldats israéliens recherchent des pièces d'un hélicoptère qui s'est abîmé en mer, au large de Haïfa, dans le nord d'Israël, le 4 janvier 2022. (Crédit : Shir Torem/Flash90)

L’enquête sur le crash d’un hélicoptère militaire qui s’est abîmé en mer et qui a tué deux pilotes a établi que le dispositif de flottaison de l’appareil avait été endommagé dans l’impact et qu’il n’avait donc pas pu se déployer de manière appropriée, amenant l’avion à s’abîmer à douze mètres de profondeur, a fait savoir la Douzième chaîne, vendredi.

Le reportage – qui n’a pas cité ses sources – a précisé que ces conclusions ont été tirées alors que les enquêteurs sont parvenus à collecter toutes les pièces de l’hélicoptère et autres débris résultant de l’accident.

Cette information contredit les propos tenus par le général Amir Lazar, de l’armée de l’air, qui avait déclaré aux journalistes que le mécanisme de flottaison avait fonctionné correctement.

L’appareil, un AS565 Panther fabriqué par Eurocopter – et connu au sein de Tsahal sous le nom « d’Atalef » (« chauve-souris », en hébreu) – est spécialement conçu pour mener des opérations navales et il a la capacité de procéder à des amerrissages d’urgence grâce à un dispositif de flottaison intégré.

Illustration : Un hélicoptère Eurocopter AS565 Panther de l’armée de l’air israélienne atterrit à bord de l’USS Laboon le 13 mai 2015. (Photo de l’U.S. Navy par Spécialiste en communication de masse de 3e classe Desmond Parks/ Libre de droit)

Selon Lazar, ce système avait été activé par les pilotes lors de leur amerrissage d’urgence et il s’était déployé comme attendu, ce qui avait permis à un officier naval qui se trouvait à bord de s’échapper. « Nous ne savons pas pourquoi cela n’a pas été le cas des pilotes », avait-il ajouté à ce moment-là.

Le crash s’était produit juste avant 21 heures, lundi dernier. Une enquête préliminaire avait établi que l’appareil présentait un dysfonctionnement de son moteur gauche et que ce dysfonctionnement avait obligé l’équipage à procéder à un amerrissage d’urgence.

Le capitaine Ron Birman était parvenu à s’extraire de la carlingue mais les pilotes, le lieutenant-colonel Erez Sachyani et le major Chen Fogel, étaient restés à l’intérieur et leurs corps sans vie avaient été retrouvés par les plongeurs dans le cockpit, leur ceinture de sécurité encore attachée, avait raconté Lazar.

Selon un reportage qui a été diffusé vendredi par la Douzième chaîne, l’enquête a permis d’établir que le dysfonctionnement du moteur gauche, qui avait aussi pris feu, avait entraîné un court-circuit électrique dans l’hélicoptère – ce qui a ôté toute capacité de contrôle de l’appareil aux pilotes alors qu’ils tentaient de procéder à l’amerrissage.

Le Lieutenant-colonel Erez Sachyani (à droite) et le Major Chen Fogel, qui ont été tués dans un accident d’hélicoptère le 3 janvier 2022 (Crédit : armée israélienne)

L’hélicoptère est tombé sur l’eau sur le côté droit, endommageant une partie du dispositif de flottaison et entraînant la descente de l’hélicoptère à une profondeur de douze mètres.

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