Accord entre Israël et le Brésil dans le domaine de la recherche et des vaccins
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Accord entre Israël et le Brésil dans le domaine de la recherche et des vaccins

Une délégation brésilienne formée notamment du ministre des Affaires étrangères et du fils du président est venue à Jérusalem pour discuter de la "lutte contre le coronavirus"

De droite à gauche, un conseiller du Premier ministre brésilien, Tzachi Braverman, le ministre des Affaires étrangères brésilien Ernesto Araujo, et le fils du président brésilien Jair Bolsonaro, lors d'une rencontre, le 9 mars 2021. (Crédit : Jorge Novominsky/GPO)
De droite à gauche, un conseiller du Premier ministre brésilien, Tzachi Braverman, le ministre des Affaires étrangères brésilien Ernesto Araujo, et le fils du président brésilien Jair Bolsonaro, lors d'une rencontre, le 9 mars 2021. (Crédit : Jorge Novominsky/GPO)

Israël et le Brésil ont accepté de mettre en place une équipe conjointe de recherche, de développement et de production de vaccins contre la COVID-19 au cours d’une rencontre entre hauts-responsables qui a eu lieu lundi à Jérusalem.

Une délégation du gouvernement brésilien, avec à sa tête le ministre des Affaires étrangères Ernesto Araújo, est arrivée au sein de l’Etat juif dimanche pour une série de rencontres consacrées aux initiatives prises pour combattre la pandémie, avec notamment un spray nasal développé en Israël pour les patients qui, selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, serait un traitement « miracle ».

Le secrétaire de cabinet du Premier ministre israélien, Tzachi Braverman, et son conseiller économique, le professeur Avi Simhon, ont rencontré Araújo dans la journée de mardi pour signer l’accord déterminant la mise en place d’une équipe chargée de promouvoir la collaboration entre les deux pays concernant le vaccin.

« Nous sommes heureux de vous accueillir ici à Jérusalem, la capitale d’Israël », a déclaré Braverman à Araújo. « Le Brésil et Israël entretiennent des relations excellentes qui s’expriment par le biais de nombreuses collaborations dans des domaines variés, au fil des années ».

« Je me réjouis de coopérations nouvelles, notamment dans la lutte contre le coronavirus », a dit Braverman.

La délégation brésilienne a également compris le président de la Commission des Affaires étrangères du congrès, Eduardo Bolsonaro — qui est le fils du président du Brésil Jair Bolsonaro.

Le groupe a pu entrer dans le pays sans se placer en quatorzaine malgré l’interdiction générale de l’arrivée de citoyens étrangers sur le territoire et malgré la menace d’un variant brésilien de la COVID-19 qui a alarmé les responsables de la Santé au sein de l’Etat juif et à l’étranger. Le Brésil se bat actuellement contre l’une des pires épidémies de coronavirus.

Confirmant les rencontres, le ministère israélien des Affaires étrangères a fait savoir que les entretiens avaient lieu « conformément aux directives du ministère de la Santé ».

Yair, le fils de Netanyahu, a rendu visite à Eduardo Bolsonaro, écrivant sur Twitter que « cela a été formidable de revoir mon bon ami en Israël ».

Dimanche, le ministre des Affaires étrangères, Gabi Ashkenazi, avait promis que l’Etat juif soutiendrait le Brésil dans sa lutte contre le coronavirus suite à un entretien avec son homologue brésilien à Jérusalem.

Jair Bolsonaro avait expliqué, le mois dernier, que son gouvernement demanderait une autorisation lui permettant d’utiliser en urgence le spray développé en Israël.

« EXO-CD24 est un spray nasal qui a été développé par le centre médical Ichilov en Israël avec une efficacité à presque 100 % – 29 sur 30 – contre la COVID dans les cas graves », avait écrit Bolsonaro sur Twitter deux jours après s’être entretenu au téléphone avec Netanyahu.

L’hôpital Ichilov a annoncé, début février, que l’un de ses chercheurs avait mené les essais de Phase I – ce qui est la première étape des trois essais cliniques obligatoires – sur le spray nasal qu’il avait développé contre les symptômes respiratoires liés à la COVID-19.

Le chercheur, Nadir Arber, a indiqué qu’il avait administré le spray à 30 patients ayant développé des formes modérées à graves du coronavirus et que 29 d’entre eux avaient quitté l’hôpital trois à cinq jours après.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et le président brésilien élu Jair Bolsonaro lors d’une conférence de presse après une rencontre au fort de Copacabana, à Rio de Janeiro, au Brésil, le 28 décembre 2018 (Crédit : Leo CORREA / POOL / AFP)

Mais l’hôpital n’a pas précisé si un placebo avait été donné au groupe de contrôle et il doit encore publier ses conclusions dans un journal scientifique peer-reviewed. Afin d’être reconnus comme efficaces par les scientifiques, les nouveaux traitements doivent généralement suivre des processus d’essais cliniques randomisés, contrôlés et à l’aveugle qui sont alors partagés dans une publication de recherche.

Ce qui n’a pas empêché Netanyahu de saluer l’EXO-CD24 en évoquant un « médicament miracle ».

Critique féroce des mesures de confinement, Bolsonaro a prôné avec ferveur l’utilisation de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine – qui sont initialement des traitements contre la malaria – pour combattre la COVID-19.

Bolsonaro a cherché à cultiver des liens étroits avec Netanyahu.

Dans l’une de ses premières initiatives après avoir gagné les élections en 2018, il avait juré de suivre l’exemple donné par son modèle politique – le président américain Donald Trump – en transférant l’ambassade du Brésil de Tel Aviv à Jérusalem. Le pays sud-américain avait ouvert un bureau commercial dans la capitale israélienne en 2019, une initiative saluée comme augurant l’ouverture d’une ambassade dans la ville sainte.

L’AFP a contribué à cet article.

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