Israël en guerre - Jour 145

Rechercher
Les victimes du 7 octobre

Adjudant-chef Ido « Crido » Rosenthal, 45 ans : un éternel héros

Tué lors de combats à l'extérieur du kibboutz Beeri le 7 octobre

L'adjudant-chef Ido Rosenthal. (Crédit : Autorisation)
L'adjudant-chef Ido Rosenthal. (Crédit : Autorisation)

L’adjudant-chef Ido « Crido » Rosenthal, 45 ans, de Ben Shemen, a été tué le 7 octobre 2023 lors de combats contre des terroristes du Hamas entre le kibboutz Beeri et le kibboutz Alumim.

Il laisse dans le deuil sa femme et leurs trois enfants, ainsi que ses parents et ses deux sœurs.

Rosenthal était membre de l’unité d’élite Shaldag de l’armée de l’air, où il servait en tant que sous-officier. Il prenait des pauses ponctuelles pour étudier, voyager et élever sa famille.

Dès qu’il a entendu la nouvelle des massacres qui se déroulaient à la frontière de Gaza, ce matin du 7 octobre, Rosenthal a saisi son fusil et s’est précipité pour rejoindre son unité. Un hélicoptère les a transportés vers le sud, dans la zone du kibboutz Beeri.

Il les a déposés à une courte distance des épicentres des combats et la troupe s’est approchée de Beeri à bord d’un véhicule militaire. Selon un article du quotidien financier Globes, l’unité de Rosenthal a alors croisé un large groupe de terroristes du Hamas qui se dirigeait vers le kibboutz Alumim, situé à proximité, et des combats ont démarré. L’unité israélienne a tué au moins dix des terroristes, mais a elle aussi subi de lourdes pertes.

Au cours de la bataille, l’un de ses compagnons d’armes a été touché à la main et à la poitrine. Rosenthal a examiné les blessures du soldat et lui a ordonné de se réfugier dans leur véhicule, loin de la ligne de front. Alors qu’il s’éloignait, le soldat a raconté avoir entendu une autre volée de balles et avoir vu Rosenthal se faire abattre d’une balle dans la nuque.

L’équipe s’est ensuite retirée et la bataille s’est poursuivie avec l’aide de drones de Tsahal et d’un hélicoptère de combat. Ils ont réussi à abattre tous les terroristes. Selon Globes, cette bataille a permis d’épargner au kibboutz Alumim un sort encore pire que celui qui l’a frappé. 19 travailleurs étrangers ont été tués et cinq autres ont été kidnappés.

Une pièce du kibboutz Alumim où les ouvriers étrangers ont été assassinés par des terroristes, le 7 octobre 2023. (Crédit : David Horovitz / Times of Israel)

Les amis de Rosenthal l’appelaient « Crido », selon Globes. Ce nom lui vient de sa grand-mère, qui l’appelait « Querido » en espagnol, ce qui signifie « chéri », et qui est finalement devenu une abréviation de « Crazy Ido » [Ido le fou], son surnom à l’armée.

Ses pairs ont précisé que ce n’était pas la première fois que Rosenthal sauvait des vies, comme il le fit lors de sa dernière bataille. L’un d’eux a raconté à Globes le jour où, revenant d’une séance d’entraînement difficile, Rosenthal et son équipe étaient arrêtés à un carrefour lorsqu’ils ont vu une camionnette bondée foncer dans un mur.

Rosenthal a immédiatement réagi, arrachant la porte de la camionnette « comme un héros des X-Men » afin que les soldats puissent accéder aux passagers. Certains ont été tués sur le coup, dans l’accident, mais l’équipe, dirigée par Crido, a pu sauver plusieurs personnes piégées dans le véhicule.

Dans le civil, Rosenthal était un excellent photographe, comme l’a indiqué sa femme Noga Friedman au magazine culturel Portfolio au début du mois de janvier.

« Nous nous sommes rencontrés lorsque nous étions étudiants à Jérusalem », confie Friedman, actuellement doctorante en sociologie à l’université Ben Gurion. « À l’âge de 30 ans, il a décidé de poursuivre sa passion, la photographie, qu’il avait découverte lors de ses voyages à travers le monde, et de l’étudier. »

Il s’est inscrit au Hadassah Academic College pour obtenir un diplôme en communication photographique. « Tous ceux qui ont étudié avec lui l’admiraient », a déclaré Friedman. « Même dans d’autres départements. Il ne parlait pas beaucoup, mais ses paroles portaient. »

À la fin de ses études, Rosenthal est retourné dans l’unité d’élite Shaldag, gardant son appareil photo proche de lui.

« À travers ses photographies, il nous dévoilait son regard, plein d’amour et d’humanité sous toutes ses facettes », explique Friedman. « Le spectateur pouvait être attendri, s’intéresser au [sujet], le regarder avec compassion. Je pense que la plupart de ses photographies sont le résultat d’un désir de montrer [l’humanité], même dans un cadre militaire. »

« Il cherchait peut-être à souligner, par là, qu’il était lui-même quelqu’un d’équilibré », ajoute-t-elle.

Dans une publication sur Facebook de Friedman, la jeune veuve a pleuré la perte de sa relation la plus intime et la plus aimante. « Il est incroyablement difficile de voir que tout ce qui était privé, tout ce qui n’appartenait qu’à nous deux, je dois maintenant le porter seule. »

Le commandant adjoint de son unité, qui était aux côtés de Rosenthal lors de sa dernière bataille, a déclaré à Globes : « Cet homme a emporté avec lui dans la tombe des secrets militaires inouïs. Il n’y a pas de mot pour décrire sa contribution à la sécurité de l’État d’Israël. »

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.