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Affiches pro-Hamas et outrage au drapeau israélien interdits à Berlin ce 1er mai

Des semaines après des manifestations antisémites dans la capitale allemande, des règles strictes sont annoncées avant le rassemblement de la gauche

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Vidéo d'un rassemblement contre Israël à Berlin, téléchargée sur YouTube le 9 avril 2023. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)
Vidéo d'un rassemblement contre Israël à Berlin, téléchargée sur YouTube le 9 avril 2023. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)

Deux semaines après un rassemblement à Berlin au cours duquel des manifestants avaient appelé à la mort des Juifs, la police de la capitale allemande a annoncé l’interdiction des pancartes soutenant les organisations terroristes palestiniennes et des appels à la destruction d’Israël lors des manifestations d’extrême gauche qui se tiendront lundi à l’occasion pour le 1er mai.

Invoquant la sécurité publique, les instructions publiées samedi sur le site web de la police soulignent que « toute promotion » du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) ou du Hamas est interdite.

La police a également souligné que « les signes d’identification, les symboles ou les emblèmes de ces organisations ne doivent pas figurer sur les drapeaux et les bannières, ni sur les vêtements des participants, ni de quelque autre manière que ce soit ».

Elle a également interdit les déclarations appelant à « l’anéantissement de l’État d’Israël et/ou de ses habitants ou susceptibles d’exprimer une volonté de recourir à la violence ».

Le FPLP, deuxième faction de l’Organisation de libération de la Palestine, est une organisation marxiste intransigeante qui a perpétré une série de détournements d’avions meurtriers très médiatisés dans les années 1960 et 1970 et qui continue d’attaquer des Israéliens.

Le Hamas, le groupe terroriste islamique radical qui dirige la bande de Gaza depuis 2007 et cherche ouvertement à détruire Israël, s’est engagé dans une série de conflits avec Israël depuis lors et a tiré des milliers de roquettes sur des villes israéliennes.

Des policiers allemands préparent leur équipement à Berlin le 31 mars 2023. Illustration (Crédit : Odd ANDERSEN / AFP)

La police berlinoise a également interdit les panneaux soutenant le Hizb ut-Tahrir, une organisation fondamentaliste non violente qui cherche à rétablir un califat islamique.

Sans faire explicitement référence à Israël, le communiqué interdit également de brûler des drapeaux ou de prononcer des slogans « diffamatoires à l’égard de parties ou d’individus d’un groupe ethnique ou religieux, incitant à la haine ou portant atteinte à la dignité humaine d’autrui, ainsi que toute déclaration diffamatoire ».

Cette annonce fait suite à un rassemblement pro-palestinien organisé en avril à Berlin, au cours duquel des manifestants auraient scandé « Mort aux Juifs » et « Mort à Israël », des propos qui, si ils sont vérifiés, constituent des infractions pénales en vertu des lois allemandes très strictes sur l’incitation à la haine qui ont été promulguées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Des terroristes palestiniens du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) pointent leurs armes sur une effigie représentant le président américain Donald Trump alors qu’ils montent sur un camion lors d’une manifestation dans la ville de Gaza, le 23 mai 2017. (Crédit : MOHAMMED ABED/AFP)

La manifestation avait été organisée en réponse aux affrontements entre la police et des fidèles musulmans à la mosquée Al-Aqsa, sur le mont du Temple à Jérusalem.

Dans la foulée, les autorités ont lancé des enquêtes pour incitation à la haine et ont passé au peigne fin les vidéos de l’événement. Iris Spranger, sénatrice du gouvernement de Berlin chargée de l’Intérieur, a condamné les déclarations antisémites dans un tweet, écrivant : « La haine n’a pas sa place dans notre société ».

Le groupe non partisan Jewish Values Initiative a demandé à la police et au ministère de l’Intérieur de Berlin d’expliquer pourquoi ils avaient autorisé la marche à se poursuivre malgré les slogans antisémites, et pourquoi il n’y a pas eu d’arrestations au moment des événements. Elio Adler, directeur du groupe, a souligné que le fait que la police n’ait pas procédé à des arrestations avait causé « un préjudice immense ».

L’ambassade d’Israël en Allemagne a confié lundi au Times of Israel que le rassemblement d’avril était « un nouvel exemple de manifestants palestiniens profitant d’une plateforme légitime pour diffuser des messages antisémites ».

« Nous ne laisserons pas l’événement se transformer en un festival de délégitimation et de diabolisation d’Israël », a déclaré la porte-parole de l’ambassade, faisant référence aux manifestations du 1er mai. « Nous sommes convaincus que la police berlinoise a tiré les leçons des manifestations de haine d’il y a deux semaines et qu’elle empêchera qu’elles ne se reproduisent.

« Depuis plus de dix ans, nous soulignons les liens entre le groupe terroriste du FPLP et les ONG qui propagent l’antisémitisme, la haine et l’incitation à la violence », a déclaré Olga Deutsch, vice-présidente de l’ONG Monitor, qui surveille les ONG anti-israéliennes. « Les autorités locales ont raison d’agir lorsque la société civile sombre dans le soutien au terrorisme et l’incitation à la haine contre les communautés juives.

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