Affrontements entre la police et des émeutiers de l’extrême droite juifs
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Affrontements entre la police et des émeutiers de l’extrême droite juifs

Des manifestants d’extrême droite ont bloqué le trafic à Jérusalem, lancé des pierres pour protester contre la détention de Juifs suspectés de terrorisme

Des extrémistes juifs de droite et la police lors d'une manifestation contre l'arrestation de jeunes juifs soupçonnés d'être impliqués dans un incendie criminel dans le village cisjordanien de Duma, le 20 décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Des extrémistes juifs de droite et la police lors d'une manifestation contre l'arrestation de jeunes juifs soupçonnés d'être impliqués dans un incendie criminel dans le village cisjordanien de Duma, le 20 décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

De violents affrontements ont éclaté entre des activistes de droite et la police lors d’une manifestation à Jérusalem tard dimanche contre la détention prolongée d’Israéliens juifs suspectés d’avoir perpétré une attaque fatale à la bombe incendiaire dans le village palestinien de Duma en Cisjordanie en juillet.

Les manifestations ont bloqué le trafic dans la zone du pont des Cordes, près de la principale entrée de la capitale, et certains ont lancé des pierres aux officiers de police.

La police a chargé contre les manifestants violents afin de les disperser, six activistes ont été arrêtés.

Environ 300 personnes, au total, ont pris part à la manifestation.

Six officiers de police ont été blessés par des violences dirigées contre eux par une petite minorité de manifestants, a déclaré la police.

Un policier a eu la main cassée.

Plus tôt dimanche, le service de Sécurité du Shin Bet a annoncé un « développement » dans l’affaire Duma.

Pourtant, l’agence a souligné qu’un embargo était toujours en cours sur cette enquête.

Selon le site internet Ynet, l’agence devait déclarer dimanche qu’elle souhaitait faire des mises en examen. Elle ne l’a pourtant pas fait dimanche à minuit.

Un tribunal de Jérusalem s’est penché dimanche sur l’état mental d’un Israélien accusé d’être le principal instigateur du meurtre d’un adolescent palestinien brûlé vif en juillet 2014.

La cour devait déterminer si Yosef Haim Ben David, considéré comme le principal exécutant de cet assassinat était ou non pénalement responsable, mais elle a reporté sa décision à une date non précisée.

En novembre, le tribunal avait déclaré deux juifs israéliens coupables de la mort du jeune Palestinien et avait décidé de se laisser du temps pour se prononcer sur l’état mental du troisième accusé, Yosef Haim Ben David, seul majeur du groupe au moment des faits.

Ses avocats ont déclaré qu’il n’était pas responsable de ces actions au moment de l’enlèvement et du meurtre de Mohammad Abou Khdeir, 16 ans, le 2 juillet 2014.

Alors que l’accusé entrait dans la salle d’audience, des équipes de télévision lui ont demandé : « Etes-vous fou ? », mais l’accusé n’a pas répondu.

Hussein Abou Khdeir, le père de la victime, s’est levé et a crié : « il n’est pas fou, c’est un chien ».

Ben David, 31 ans, est resté silencieux et impassible tout le long de l’audience.

Son avocat a déclaré que son client avait été surpris des accusations portées contre lui, déclarant: « nous sommes juifs, les juifs n’agissent pas ainsi ». Une déclaration qui a fait bondir le père de la victime assis à côté de sa femme.

Selon le parquet, un examen psychiatrique a montré que l’accusé souffrait d’un état mental qui « aurait pu influencé ces actions ».

Le président de la cour a déclaré qu’il rendrait sa décision dans les prochains jours sans donner de date précise.

La prochaine audience concernant la même affaire est prévue le 13 janvier pour prononcer les peines des deux autres juifs israéliens déjà jugés coupables du meurtre. Ce crime avait contribué à l’escalade des violences menant à la guerre de Gaza en 2014.

AFP a contribué à cet article.

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