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Allemagne: prison ferme pour l’auteur de menaces contre des personnalités politiques

Alexander M. a été reconnu coupable d'avoir envoyé des mails, textos et fax, signés "NSU 2.0", référence au groupuscule NSU, responsable d'assassinats dans les années 2000

Des partisans de l'AfD allemande brandissent des drapeaux devant la porte de Brandenburg à Berlin, en Allemagne, le 27 mai 2018 (Crédit : AP Photo/Michael Sohn)
Des partisans de l'AfD allemande brandissent des drapeaux devant la porte de Brandenburg à Berlin, en Allemagne, le 27 mai 2018 (Crédit : AP Photo/Michael Sohn)

L’auteur de lettres de menaces signées d’un pseudonyme néo-nazi et visant des personnalités politiques allemandes, a été condamné jeudi à Francfort à 5 ans et 10 mois de détention.

Alexander M., 54 ans, a été reconnu coupable par le tribunal de Francfort d’avoir envoyé entre août 2018 et mars 2021 des mails, textos et fax, signés « NSU 2.0 », référence au groupuscule NSU, responsable d’une dizaine d’assassinats dans les années 2000, principalement d’étrangers.

Il a nié les faits durant son procès, affirmant avoir été membre d’un groupe de discussions du « dark web » qui aurait envoyé ces menaces sans que lui-même ait participé.

Les messages de menace étaient adressés à des députés du Bundestag, du parlement régional de Hesse, la région de Francfort ou encore à des militants des droits de l’homme.

Les enquêteurs ont un temps estimé que l’auteur pouvait être un membre de la police de Hesse qui aurait eu accès à des données confidentielles sur les personnes menacées. Mais cette piste a fait long feu.

Cette affaire avait suscité l’émoi en Allemagne, où la menace terroriste d’extrême droite a été érigée au premier rang.

Plusieurs attentats meurtriers d’extrême droite ont ainsi été commis en 2019 à Halle ou encore en 2020 à Hanau, près de Francfort.

Walter Luebcke, qui était alors en charge de l’administration régionale du secteur de Kassel, lors d’une allocution devant les médias à Kassel, en Allemagne, le 25 juin 2012. (Crédit : Uwe Zucch/dpa via AP, file)

En juin 2019, un élu conservateur favorable à l’accueil de migrants, Walter Luebcke, avait été assassiné à son domicile par un extrémiste de droite.

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